La structure de l’église

Sainte-marie majeure

La structure de l’église

Juste après être entrés, arrêtons-nous, dos à la porte, et contemplons. L’espace est immense: plus de 86 mètres de long et plus de 18 mètres de haut ! Le décor a été très souvent retravaillé au fil des siècles. Les restaurations les plus radicales ont été réalisées à la demande du pape Benoît 14. Celui-ci, officiellement du moins, semblait peu satisfait des travaux, puisqu’il comparait l’église à une salle de danse. Mais, cette restauration fut en réalité un compromis savant entre les formes originelles de l’église et les différents ajouts qui y ont été faits au cours du temps. De l’origine sont surtout visibles le plan de l’église, et les magnifiques mosaïques au-dessous des fenêtres latérales. Le plan de cette église, formé de trois nefs est aussi nommé plan basilical. Nous sommes dans le vaisseau de l’église, cette grande salle rectangulaire où se tiennent les fidèles. Découvrons là : vous voyez deux rangées de colonnes qui divisent ce vaisseau en trois nefs : une nef centrale assez large, et deux nefs latérales, à droite et à gauche. Les colonnes portent à leur sommet un chapiteau dont le décor est formé, sur les côtés, de deux grosses corolles ou volutes végétales enroulées. C’est ce qu’on appelle un chapiteau de style ionique. Ce type de décor existait déjà dans la Rome antique. Il est un héritage de la Grèce ancienne. D’ailleurs, mentionnons que les Grecs privilégiaient déjà ce style de chapiteaux dans les temples dédiés aux divinités féminines. Le choix de ce décor ici n’est certainement pas dû au hasard ? Face à nous, à l’autre bout de la nef, s’ouvre une grande niche : c’est l’«abside». Devant l’abside se dresse l’autel principal de l’église, ou maître-autel, surmonté d’une toiture plate portée par quatre grandes colonnes. C’est le baldaquin de l’autel, lourd symbole royal qui souligne la grande sacralité du lieu.


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