Le sol et le plafond

Sainte-marie majeure

Le sol et le plafond

Voilà, nous avons ainsi, dans un premier regard, saisi la structure de l’édifice. Attachons-nous maintenant à sa décoration. Deux choses frappent lorsqu’on y pénètre : le sol et le plafond.
Le sol est recouvert d’un beau pavement du 12ème siècle. Il est caractéristique de la région de Rome à l’époque romane, formés de motifs géométriques généralement centrés autour de motifs circulaires. Ce type de décor est dit « cosmatesque », du nom de la famille Cosmati, l’une des grandes familles de marbriers romains à l’origine de ce type de décor.
Levons maintenant les yeux vers le plafond. Il date de la fin du 15e siècle et est décoré de caissons carrés. La tradition veut que l’or en ait été donné au pape par la reine d’Espagne Isabelle de Castille. Il proviendrait des premiers arrivages d’or venus des Amériques, et ramenés par Christophe Colomb. Mais cela tient, sans doute, plus de la légende.
Les dorures, elles, sont bien présentes, et donnent à l’ensemble du bâtiment un éclat extraordinaire. Ceci explique pourquoi les premiers Romains qui virent le plafond après sa réalisation disaient que « Sainte-Marie Majeure était tout en or». Dans certains caissons, nous voyons des armoiries surmontées de la tiare et des clefs croisées de saint Pierre. C’est donc qu’il s’agit de papes. Mais lesquels ? Et bien ce sont les emblèmes de deux papes issus de la terrible famille des Borgia : Callixte 3, et surtout Alexandre 6, le père de Lucrèce et de César Borgia, à la réputation si sulfureuse. D’ailleurs, regardez bien, dans toutes ces armoiries, est présent le taureau, animal « sanguin » et « fougueux » s’il en est.


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