L’histoire de Salone

Site archeologique de l'ancienne ville romaine de salone

L’histoire de Salone

L’ancienne ville de Salone est située au fond d’une baie qui est la baie de Kastela au pied de la colline du Kosjak. Cette situation protégée et ouverte sur la mer en a fait très tôt un endroit stratégique de première importance jusqu’à devenir la capitale de la Dalmatie romaine. Mais revenons encore plus loin en arrière : au 2e siècle avant notre ère, l’endroit fut occupé par la tribu des Dalmates qui donnèrent leur nom à la région. Puis la ville fut colonisée par les Grecs et devint un important point commercial et stratégique. Les Romains commenceront à y envoyer des colons à partir de - 48 av. J.-C. Et lorsqu’ils occupent la région, la ville en devint rapidement la capitale. De grands travaux furent alors entrepris pour lui donner toutes les caractéristiques de la ville romaine : elle sera bâtie selon un plan bien régulier, et entourée de murailles. Au centre, il y aura le forum et le théâtre, à l’est les thermes et à l’ouest l’amphithéâtre pour les gladiateurs. Bien entendu, le règne de Dioclétien, de 245 à 313 de notre ère a favorisé la ville. En pleine période de prospérité, la population de Salone est alors de 60 000 habitants. Continuons à avancer dans le temps : après l’an 395, c'est-à-dire après le partage de l’Empire romain par Théodose, la Dalmatie fait partie de l’Empire romain d’occident. Puis l’empire commencera à s’effriter et la région deviendra un état souverain en 454 avec Salone comme capitale. Tout de suite après, ce sera la chute de l’Empire romain. Mais la ville bénéficiera encore de 150 ans de relatif calme: durant cette période, où presque tous les habitants sont devenus chrétiens, et beaucoup d’églises sont construites ; ce qui témoigne à la fois de la vitalité du christianisme dalmate et de la prospérité de la région. D’ailleurs, Salone accueillera un évêché puis un archevêché. Mais les troubles barbares mirent fin à cette prospérité : les Avars et les Slaves attaquèrent et détruisirent la ville en 630. Les derniers habitants s’enfuient et se réfugient à Split. Les restes des martyrs chrétiens de la période de Dioclétien, très importants pour les habitants, seront récupérés et la ville servira dès lors uniquement de carrière. La ville est donc abandonnée, détruite, et il faut attendre le 19e siècle pour que le père Bulic entreprenne des fouilles archéologiques. Le classement de Split au patrimoine mondial de l’humanité a un peu bénéficié au site de Salone, mais de grands travaux sont encore à faire pour mettre à jour les restes de la ville. A l’heure actuelle, quelques points seulement ont été dégagés : le centre religieux et les principaux monuments romains ainsi que le cimetière.


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