La rue de Buci

St germain-des-pres

La rue de Buci

Et maintenant, avançons jusqu’au coin de la rue de Buci, puis tournons à gauche dans la rue de Buci.

Cette rue fut pendant des siècles une artère importante de la rive gauche. Au moyen Age, c’était la route qui arrivait à l’une des portes de la muraille de Philippe Auguste qui enserrait la ville de Paris. Cette porte était située au bout de la rue, en face de vous, nous en reparlerons. Vous imaginez donc bien que cette route menant à la porte de la ville était un lieu de passage très important. Et depuis la fin du 14e, elle porte depuis le nom de Simon de Buci, qui était 1er président du parlement. Un personnage important donc.
Allons observer l’immeuble au N°12 situé à l’angle de la rue de Seine, sur la gauche.

Sur sa façade, une étoile sculptée rappelle qu’au 17e siècle, le jeu de paume de l’étoile occupait l’emplacement. Ce jeu a disparu mais était l’ancêtre du tennis et de la pelote basque. Les joueurs, au nombre de 2, se renvoyaient une balle avec la paume de leur main (d’où le nom), puis avec un gantelet et plus tard encore, avec une raquette. Le jeu de paume a donné à la langue française bien des expressions. En voici quelques exemples. Il y a « amuser la galerie » tout d’abord. La galerie était l’endroit où se tenaient les spectateurs. On peut citer encore : « faire faux bond » : un coup perdu quand la balle n’est prise qu’au second bond ; ou bien encore « un enfant de la balle ». Cela désignait les enfants de joueurs, qui, du coup, ayant commencés tôt, devenaient eux-mêmes de redoutables joueurs.
Ce jeu perdit sa vogue au début du 17e siècle. Et ces espaces furent récupérés par les compagnies de théâtre. Ainsi, au 18e siècle, siégea un temps ici un Opéra un peu particulier pour l’époque puisqu’il donnait des parodies de pièces d’Opéra. Et il fut nommé « opéra comique ».


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