L’église Saint-Gilles

Stare mesto : du pont charles a la place namesti

L’église Saint-Gilles

Continuons donc à descendre la rue Karlova, sur le côté droit de la rue. Là, les maisons ne sont ni médiévales, ni baroques : elles sont néo-Renaissance et sécession : elles datent du 19 ou du 20e siècle : décidemment cette ville est un vrai millefeuille !
Nous nous donnons rendez-vous une centaine de mètres plus bas, à l'angle de la rue Karlova et de la rue Husova, qui tire bien sur son nom de Jean Hus dont nous reparlerons.

Nous sommes maintenant à l'angle de la rue Karlova et la rue Husova. La rue Husova est dédiée à Jean Hus, un clerc qui a marqué l'histoire de la Bohême et de la ville de Prague à vie. Un peu plus loin, sur la droite, au bout de la rue Husova, se trouve la Place de Bethleem où il prêcha, c'est là que nous nous rendons. Au passage, sachez qu’en vous engageant dans la rue Husova, vous abordez la partie méridionale de la Vieille-Ville, la plus médiévale et la moins fréquentée.
Alors, pour y aller prenez d'abord, sur votre droite, la rue Husova, et remontez là en restant sur le trottoir de droite. A une centaine de mètres plus haut, sur la gauche, vous apercevez le clocher d'une église qui se dégage du toit des maisons, c'est l'église Saint-Gilles, une des plus anciennes du quartier. Marquez un arrêt juste devant son portail.

C'est une vieille paroisse fondée en 1238. A l'époque, cette partie de la Vieille-Ville était un faubourg peuplé par des populations plutôt modestes. La richesse se trouvait concentrée dans la rue Karlova et sur la Place de la Vieille-Ville.
On voit bien que l'église est médiévale alors que la rue est baroque. Et oui, décidemment, Prague est la ville de la cohabitation des styles. Et quand on regarde la façade, on voit que l'architecture est très dépouillée et va à l'essentiel. Donc pas de pinacles allongés, de voussures élaborées, ni de statues raffinées comme dans le gothique tardif de Charles 4 de la tour du pont Charles par exemple.
Au contraire, elle est composée de deux tours massives -celle de droite est couverte d'un toit en pointe- qui s'élancent vers le ciel. Ces tours sont renforcée par de hauts contreforts qui leur donnent un aspect dominateur. Entre les tours, un porche donne accès au portail de l'église puis à une nef qui culmine à trente mètres de hauteur. Le décor intérieur a été totalement refondu au 18e siècle, avec pour thème le Triomphe de saint Dominique, le fondateur de l'ordre des Dominicains. Nous vous conseillons d’aller y jeter ne serait ce qu’un coup d’œil. Cela vaut la peine.

Même s’il y a des grilles, on peut bien voir la coupole. Avouez que c’est quand même assez spectaculaire. Si on ne fait pas attention, on a presque l’impression de voir une scène de bataille avec une troupe déterminée qui sort de la protection de son fort pour aller repousser les assaillants. Alors ici, le fort c’est l’église symbolisée en arrière-plan par ce temple, la troupe, ce sont évidemment les dominicains que nous voyons menés par St dominique. On sent par leur représentation claire et très lumineuse- qu’ils sont habités par la foi. Et les assaillants, et bien ce sont les mécréants et les sceptiques qui ne croient pas.


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