Le Loge Genoise

Une découverte de bruges

Le Loge Genoise

Mais pour l’heure, continuons. Nous avons le théâtre à notre gauche et nous avançons encore dans la « Vlamingstraat », jusqu’à ce que nous trouvions à notre gauche deux belles maisons médiévales portant les numéros 33 et 35.
Là, tournez-vous vers ces deux façades des numéros 33 et 35, encadrant l’accès à une petite ruelle. Commençons par la façade de gauche, le numéro 33. Regardez-le haut de sa façade : elle possède un pignon en forme de cloche, construit au 18e siècle. Mais la maison date quant à elle de 1399. C’est donc une des plus anciennes demeures de la ville. Regardons-la  et quel est son style tout d’abord ? La porte d’entrée, en bas à gauche, la belle fenêtre du premier étage, de même que l’arc aveugle, c'est-à-dire sans fenêtres, que vous pouvez voir à la gauche du premier étage, sont bien dans le style gothique du temps. Et à quoi le reconnaît-on ce style ? Et bien tout simplement aux arcs pointus que nous voyons au sommet des fenêtres. Mais aussi, regardez le décor intérieur de ces mêmes fenêtres, c’est ce qu’on appelle le « remplage » : vous voyez le réseau complexe d’arcs qui se croisent, formant des motifs d’arcs pointus et de trèfles à quatre feuilles. Et bien ces motifs aussi sont typiquement gothiques. Cette maison est connue sous le nom de « loge des Génois ». C’était en fait le bureau central des commerçants génois à Bruges. Il y avait aussi une loge de Florentins. C’est la maison qui fait face à la loge des Génois, sur le trottoir de droite, au coin de la rue. Il y avait même un hôtel consulaire des Vénitiens. Celui-là a disparu. Il occupait l’emplacement de l’immeuble moderne portant le numéro 37. Nous sommes ainsi dans le quartier médiéval des délégations des commerçants étrangers. Et comme les plus nombreux étaient les Allemands de la Hanse, on appelait ce quartier le «quartier hanséatique». 2 mots sur la Ligue Hanséatique : c’était une puissante association de marchands allemands, dont l’objectif était de protéger leurs intérêts communs. Au 15e siècle, 200 villes de l’Europe du nord en faisaient partie. Cette association possédait quatre grands bureaux en Europe, dont celui de Bruges.
Mais revenons à la loge des Génois. Observons la porte d’entrée, au rez-de-chaussée à gauche. Regardez dans l’arc au sommet de la porte d’entrée, au rez-de-chaussée à gauche: vous voyez alors un bas-relief sculpté, où nous pouvons voir un chevalier terrassant un dragon. Il s’agit de saint Georges, patron de la ville de Gênes.


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