La basilique supérieure

Une découverte de bruges

La basilique supérieure


Prenez maintenant l’escalier pour monter à la basilique supérieure. Vous vous arrêterez sur le palier d’entrée de l’église.

Nous voici au niveau du premier étage. Lorsque nous arrivons par l’escalier, la porte qui se trouve face à nous donne accès à la basilique supérieure. Mais à notre droite, une autre porte donne accès à un petit musée, le trésor de la basilique. Le billet coûte 1 euro 50. Nous irons jeter un coup d’œil un peu plus tard. En attendant, prenons la porte face à nous pour entrer dans la basilique haute.

En entrant, vous n’avez pas manqué d’être surpris par la luminosité de l’espace, par les couleurs des peintures murales et par les vitraux qui créent une atmosphère bien différente de celle de l’église basse. En fait, toute cette chapelle haute, qui était romane à l’origine, a été réédifiée au 15e siècle, à l’époque gothique. Et à cette époque, créer des espaces lumineux était un des soucis majeurs des constructeurs. Nous supposons qu’en entrant, vous vous serez naturellement tournés en regardant vers le chœur principal, avec ses magnifiques peintures. Si ce n’est pas le cas, faites-le. Vous avez devant vous le grand maître autel, accolé à un mur plat décoré de peintures magnifiquement colorées. Tout ce décor date du 19e siècle, et est dans un style néogothique coloré, réinterprétation très romantique de la peinture gothique. Cela vaut surtout pour les peintures murales et les vitraux. L’ensemble, qui tente de restituer l’état original d’un intérieur d’église gothique est une très belle réalisation. Elle nous rappelle que Bruges, avec sa grande colonie anglaise, a été, au 19e siècle, un des grands centres du néogothique en Belgique, et même en Europe. Un bel exemple est le mur du fond de l’église, à notre gauche quand on entre, avec le grand maître autel doré. Regardez d’abord le haut du mur, dans l’arc : on y voit Dieu le Père, vieillard barbu, vêtu d’un manteau rouge, qui tient dans ses mains la croix du Christ, dont le sang est recueilli aux pieds par deux anges. C’est bien sûr une référence à la relique conservée dans la basilique. En dessous de cette scène se trouvent, de part et d’autre du maitre-autel, deux fresques historiques bien dans le goût du temps. Celle de gauche montre le patriarche de Jérusalem remettant la relique du Saint Sang au comte de Flandres Thierry d’Alsace. Celle de droite montre le comte, à genoux, remettant la relique au prévôt d l’église Saint-Donatien. Nous avons déjà expliqué que cette histoire est sans doute légendaire, mais c’est bien là le 19e siècle, qui marie histoire, religion et légendes, ressuscitant ainsi un Moyen Age romantique.
Regardez maintenant le maître autel lui-même. À gauche est posé un petit parasol de couleur jaune et rouge, les anciennes couleurs du pape. À droite du maître autel se trouve une hampe portant des clochettes, le « tintinabulum ». Ces deux objets sont les attributs d’une basilique, et ont donc été déposés ici en 1923, lorsque l’église s’est vue élevée à ce rang.


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