La Statue d’Héraclès

Vienne : la hofburg et ses dependances

La Statue d’Héraclès

Nous allons maintenant passer à l’intérieur de la Hofburg. Pour cela dirigez-vous de l’autre côté de la place jusqu’à la Porte Saint-Michel qui se trouve juste dans l’axe de la Maison Loos.
Quelques mots en marchant. Avant la chute de l’Empire austro-hongrois en 1918, cette porte St Michel -qui ressemble à un arc de triomphe- était l’entrée principale de la Hofburg. A l’entrée, des statues imposantes et des soldats en surveillaient les entrées. Aujourd’hui seules restent les statues. Il y en a quatre, elles décorent les piliers de la porte. Mais leur thème n’est pas anodin, toutes relatent un des 12 exploits d’Héraclès, alias Hercule, le héros de la mythologie. Héraclès a toujours été un symbole de puissance auquel les princes aimaient s’identifier. Et les Habsbourg plus encore que les autres car figurez vous qu’ils revendiquaient un lien de parenté avec le héros mythique! Et puis au-delà de la portée politique de ces images, il y a leur composition que l’on peut encore qualifier de néo-baroques et qui datent de la fin du 19ème siècle. Maintenant, parlons plus en détail de ces statues et placez-vous devant les deux statues de gauche de la porte et regardez les bien. Car ce groupe sculpté représente le combat héroïque d’Heraclès contre un monstrueux serpent à trois, sept, voire cent têtes selon les versions antiques. Vous voyez : Héraclès brandit donc sa massue, le pied posé sur le corps du serpent, qui a les gueules grandes ouvertes pour mordre. Que dire de cette composition : déjà, elle est monumentale. Ensuite, elle est très lisible : Héraclès –les Habsbourg donc- sont très forts et ils mettent cette force au service de la lutte contre des monstres, contre le mal donc. Cela dit, ce n’est pas très original. Passons maintenant au second groupe, juste à droite du premier. Ici, le sujet évoqué est la lutte menée par Héraclès pour dérober à Hippolyte, la reine des Amazones, sa ceinture qui lui avait été donnée par le dieu de la guerre Arès. Heraclès n’est pas plus tendre que tout à l’heure. Voyez la musculature du héros…elle est presque monstrueuse. Et elle fait un contraste saisissant avec la féminité sensuelle de la reine Hippolyte. Celle-ci est à sa merci, la massue dans une main, il lui serre la nuque de l’autre, prêt à lui faire mordre la poussière.


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