Le Temple Kenninji

Visite de kyoto : le quartier de gion

Le Temple Kenninji

Notez bien que les représentations artistiques se déroulent à 19h40 et à 20h40, si vous êtes trop en avance, nous vous conseillons de sortir dans la rue HANAMIKOJI pour en poursuivre la découverte jusqu’au temple KENNINJI situé à quelques pas. Sinon prenez place dans la file d’attente car il vaut mieux compter sur une marge de 20 minutes avant le spectacle.

Pour vous rendre au temple KENNINJI, poursuivez dans la rue HANAMIKOJI sur 100 mètres environ. Comme les visites s’effectuent entre 10h et 16h, il est probablement trop tard pour que vous puissiez le découvrir de l’intérieur. Si vous avez l’occasion de revenir dans les parages en cours de journée, sachez que l’entrée coûte 500 Yen. Vous devez apercevoir le bâtiment principal et son toit en pointe ornée de frises de bois sombre. Ce temple situé en plein cœur de GION est le plus vieux site Zen de Kyoto. Fondé en 1202 par le moine EISAI (EilleSaille) dont l’urne funéraire y repose, le KENNINJI compte parmi les 5 plus grands temples Zen de Kyoto. Outre son jardin minéral sec, son intérêt repose sur une belle collection d’objets religieux classés trésors nationaux, des peintures sur rouleaux, des cloisons décorées. A propos de décoration, le plafond de la salle principale présente une magnifique fresque de dragons jumeaux stylisés qui fut réalisée par le peintre JUNSAKU KOIZUMI à l’occasion du 800e anniversaire de la fondation du temple. Comme bon nombre de réformateurs du bouddhisme médiéval, EISAI était parti étudier le mouvement TENDAI à deux reprises en Chine. Plus ou moins bien accueilli au retour à Kyoto, il dut convaincre le régime de KAMAKURA des bienfaits de son nouveau bouddhisme RINZAI qui prône la pratique du ZAZEN et l’ouverture aux laïques.
Mais que signifie le ZAZEN ?
C’est une méthode de méditation assise qui permet d’améliorer le contrôle de soi. Elle peut durer des journées entières alors que ponctuellement le maître invite les disciples à répondre à des énigmes appelées KOOAN (Kooann). On doit aussi à EISAI l’introduction du thé au Japon, car ce breuvage était sensé stimuler les pratiquants lors des nuits de méditation.
Cette branche du bouddhisme plut beaucoup aux guerriers et plus particulièrement aux tireurs à l’arc qui utilisèrent le ZAZEN comme moyen de parvenir à une meilleure concentration.
EISAI fut finalement interdit d’exercice dans la région de Kyoto et s’exila à KAMAKURA pour rédiger le KOOZEN GOKOKU RON, son traité sur la protection du pays par la diffusion du Zen.


<< 12 - Le Gion Corner...         14 - Le Sanctuaire Yasui ... >>

Sommaire complet du dossier :