L’avenue de Shaftesbury

West end des noctambules : un monde de spectacles.

L’avenue de Shaftesbury

Quittons donc le petit génie ailé de Piccadilly et rendons-nous sur Shaftesbury avenue. En gardant le Criterion dans le dos, nous allons sur la droite. Nous traversons Coventry et continuons jusqu'à la rue suivante. C'est Shaftesbury avenue.

Nous voici sur Shaftesbury avenue. Restons sur le trottoir de droite et remontons l'avenue. Vous remarquez à votre droite les boutiques et les magasins. Et bien, ils appartiennent tous à l'énorme centre commercial qui s'appelle désormais le London Trocadéro. Le premier immeuble que nous longeons est le dos du London Pavillon qui appartient maintenant à l'ensemble commercial futuriste du London Trocadero. Avançons jusqu'à l’angle de la première rue Great Windmill Street.

A gauche de Shaftesbury Street s'étend le quartier de Soho. C'est un des quartiers chauds de la capitale. Quartier de prostitution et de bars louches la nuit, il vit le jour à l'heure des maisons de production qui y ont leur siège. Devenu depuis quelques années le quartier gay de Londres et donc encore plus branché, il attire une clientèle cosmopolite et atypique. De là où nous nous trouvons, nous apercevons sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, le prolongement de la rue Great Windmill. Vous y apercevez une espèce de grosse tour noire. C'est ce qui reste du moulin dont la rue porte le nom –WindMill veut dire moulin à vent. Et c’est actuellement une boite de nuit. Elle doit sa célébrité à ce qu’elle fut le premier lieu à Londres où l’on pouvait assister à des spectacles de nus. Boites de nuit, peepshows, sex shop ont remplacés depuis quelques années les ateliers d'artistes qui pullulaient ici autrefois, par exemple, dans les années 50, celui du peintre Francis Bacon qui, avec ses amis et peintres de l'école de Londres, faisait les 400 coups dans le quartier. A la fin du 19e siècle, c'est dans une rue de Soho que résidait Karl Marx quand il écrivit "le capital". Soho était alors un quartier sordide ou Robert Louis Stevenson n'hésite pas à faire habiter son affreux Mr. Hyde. À partir du 17e siècle, ce quartier accueillit une population française protestante chassée de la France catholique. De cette présence, il reste à Soho les meilleures pâtisseries françaises de Londres, la plus connue est « Valérie» dans Old Compton street.
Pour les amateurs de musique, on trouve dans les vieilles rues de Soho, de nombreux petits disquaires qui proposent des prix intéressants.


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