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De style classique, l'église Saint-Pierre date de la première moitié du XVIIe siècle. Autrefois vouée à Saint Baptiste, elle est l'une des chapelles du collège des Jésuites. Construite sur un plan centré, elle est ornée de décors peints en trompe l'oeil par l'Italien Gherardini. Sur le sol de l'entrée, une superbe mosaïque a su résister au temps. La signature de l'artiste, Pietro Favret est toujours visible, ainsi que la date de l'achèvement de l'ouvrage. Comme d'autres édifices de Nevers, la chapelle a été durement touchée durant les bombardements allemands de 1944.
Discrètement insérée dans le tissu urbain de Nevers, l’église Saint-Pierre se distingue par sa sobriété extérieure et la richesse insoupçonnée de son décor intérieur, témoignant d’un art sacré classique porté à un haut degré de raffinement. Construite entre 1621 et 1640, elle fut d’abord la chapelle du collège des Jésuites, institution majeure de l’éducation catholique post-tridentine dans la région. Placée initialement sous le vocable de Saint Jean-Baptiste, elle devient par la suite Saint-Pierre, sans perdre pour autant sa forte empreinte jésuite.
L’église adopte un plan centré, typique de l’architecture jésuite de la Contre-Réforme, conçu pour favoriser la prédication et la visibilité de l’autel. L’espace unique, à coupole centrale, favorise l’acoustique et la concentration visuelle. Ce type de plan, plus rare en France qu’en Italie, reflète l’influence directe des modèles romains, notamment de l’église du Gesù, matrice de nombreuses chapelles jésuites à travers l’Europe.
La façade, sobrement traitée, ne laisse guère présager la profusion décorative intérieure, marquée par une volonté d’éblouissement au service de la foi. Cette architecture classique se distingue par une parfaite symétrie, un usage équilibré des ordres et une élévation maîtrisée dans ses proportions.
L’élément le plus spectaculaire de Saint-Pierre reste le cycle de peintures en trompe-l’œil, œuvre du peintre italien Giuseppe Gherardini, actif en France dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle. Spécialiste du décor illusionniste, il déploie ici un programme iconographique complexe, où colonnes peintes, balustrades fictives, fausses architectures et cieux ouverts transforment l’intérieur en un théâtre sacré permanent.
Les peintures évoquent des scènes de la vie des saints, des figures bibliques et des allégories de la foi
Les effets de perspective sont saisissants, avec des jeux d’ombres et de lumières qui donnent une profondeur inattendue aux surfaces planes
Ces décors, bien que restaurés par endroits, ont conservé leur force narrative et leur qualité technique
Juste après avoir franchi le seuil, le regard est naturellement attiré vers le sol : une mosaïque en pierre polychrome, parfaitement conservée, marque l’entrée de l’église. Elle fut réalisée par Pietro Favret, artiste italien spécialisé dans la marqueterie de pierre, dont la signature est encore visible, accompagnée de la date d’achèvement de l’œuvre.
La composition, très raffinée, mêle motifs géométriques et rosaces florales
L’ensemble témoigne d’une volonté décorative qui embrasse l’ensemble de l’espace, du sol à la voûte
Cette mosaïque est l’un des éléments les plus précieux de l’église, trop souvent ignoré des visiteurs pressés
Comme d’autres édifices religieux de Nevers, Saint-Pierre a souffert des bombardements de 1944, notamment lors des frappes allemandes visant les infrastructures ferroviaires proches. Le toit et certaines parties hautes de l’édifice ont été touchés, provoquant des dégâts aux décors intérieurs.
Des campagnes de restauration menées dans les années 1950 puis 1980 ont permis de sauvegarder l’essentiel des œuvres
Certains éléments subsistent sous forme fragmentaire, notamment dans les chapelles latérales
Ces cicatrices donnent aujourd’hui au lieu une dimension mémorielle, inscrite dans la pierre et les pigments
Le décor en trompe-l’œil de Gherardini, spectaculaire et unique dans la région
La mosaïque signée Pietro Favret, à l’entrée de l’église
La coupole centrale, au décor illusionniste évoquant le ciel céleste
Les chapelles latérales, plus sobres mais riches en mobilier ancien
La façade classique, dans son élégance retenue
Prendre le temps d’observer les trompe-l’œil à différentes distances : l’effet varie selon l’angle et la lumière
Repérer la signature de Favret dans la mosaïque, pour un lien direct avec l’artiste
Photographier les voûtes en fin de matinée, quand la lumière naturelle rehausse les couleurs
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Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Période estivale :
Jeudi, vendredi, samedi : de 09h00 à 18h30.
Période hivernale :
Jeudi, vendredi, samedi : de 09h00 à 17h00.
Gratuit