Découvrez la fête de l'estampe

Dimanche 26 mai se déroulera, partout en France, la première édition de la Fête de l’estampe.
A l’initiative de Manifestampe-Fédération nationale de l’estampe, cette manifestation dédiée à l’estampe est relayée par de nombreux acteurs de l’estampe dans toutes les régions : artistes, centres culturels, associations d’artistes, imprimeurs, musées, écoles… proposent ce dimanche 26 mai 2013 toutes sortes d’événements autour de la gravure et de l’estampe : ateliers d’initiation, démonstrations d’impression, expositions, portes-ouvertes, performances…, dans toutes sortes de lieux : dans les ateliers , lieux d’exposition, dans la rue, sur des places publiques, à la ville comme à la campagne !

Pourquoi le 26 mai ?
Le 26 mai est le jour anniversaire de la signature en 1660, de l’Edit de St -Jean-de-Luz, qui
accorda aux graveurs le droit d’exercer leur art librement. Liberté relative, si on se situe dans
le contexte de l’époque, néanmoins il y a dans ce texte des mots forts qui permettent de retenir la date du 26 mai 1660 comme un moment important de l’histoire de l’estampe en France. Aussi le jour du 26 mai permet-il une célébration annuelle de l’estampe.
L’occasion de découvrir l’estampe et ses acteurs d’aujourd’hui !

Un blog répertorie toutes les manifestations prévues ce jour-là, région par région : http://www.fetedelestampe.fr

 

Extrait de l’Édit de Saint-Jean-de-Luz :
« […] Sa Majesté ayant été informée des mauvaises conséquences que pourrait produire l’exécution de cet arrêt à la gloire de la France dont l’avantage est de cultiver autant qu’il est possible les arts libéraux, tel qu’est celui de la gravure en taille-douce au burin et à l’eau-forte, qui dépend de l’imagination de ses auteurs et ne peut être assujetti à d’autres lois que celles de leur génie, […]


Qu’aucun [des] ouvrages [de cet art] n’étant du nombre des choses nécessaires qui servent à la subsistance de la société civile, mais seulement de celles qui servent à l’ornement, au plaisir et à la curiosité, le débit par conséquent, qui dépend du hasard et de l’inclination, en doit être entièrement libre, Que ce serait asservir la noblesse de cet art à la discrétion de quelques particuliers qui ne le connaîtraient pas que de le réduire à une maîtrise dont on ne pourrait faire d’expérience régulière et certaine, puisque la manière de chaque auteur de la gravure est différente de celle d’un autre, la diversité y étant aussi grande et aussi nombreuse qu’il peut y avoir de desseins, Sa Majesté […] maintient et garde l’art de la gravure en tailles-douces, au burin et à l’eau-forte, et autres manières, et ceux qui [en] font profession, tant régnicoles qu’étrangers, en la liberté qu’ils ont toujours eue de l’exercer dans le royaume, sans qu’ils puissent être réduits en maîtrise ni corps de métier, ni sujets à autres règles ni contrôles, sous quelque nom que ce soit
[…] ».