La religion en Alsace

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En résumé, en Alsace, les protestants vivent au nord, les catholiques au sud. Et, parmi eux, vivent les églises oecuméniques. Ceux qui vivent au milieu agissent comme ils peuvent... On cite Sainte-Marie-aux-Mines, pour moitié catholique et francophone, pour l'autre protestante et alsaco. Mais chaque village agence ses quartiers par religion.

En fonction des valses de l'histoire, chacun a pris des coups. Pour la guerre de Trente Ans, Suédois et Habsbourg se sont distribuésles rôles. Mais, sauf exaltation persécutrice, les chamailleries ne menaient pas loin. Longtemps, chaque communauté fut présente aux célébrations de l'autre.

Le Concordat est décidé en 1801 entre Napoléon et Pie VII : les prélats sont rémunérés par l'État. La France l'a aboli en 1905, lors de la séparation de l'Église et de l'État. Seulement comme l'Alsace était alors aux mains des affreux Allemands, le Concordat y a perduré... Curés, pasteurs et rabbins sont donc payés par l'État. Même chose pour la subvention de leurs lieux de culte, hormis ceux construits après 1919 - c'est-à-dire durant le « régime français » -, et qui représente un grand nombre...

Villes et villages poursuivent la séparation des quartiers catholiques et protestants. La bonne société de Strasbourg et de Mulhouse demeure protestante, celle de Colmar catholique...