Les Salines de Salins-les-Bains inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO

salines unesco La nouvelle, très attendue par les Jurassiens, est tombée ce week-end : Les Salines de Salins-les-Bains sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO Une première en France, le classement d’un site relevant du patrimoine industriel ! Cette inscription des salines de Salins-les-Bains, est une première en France, puisque jusqu’alors aucun site relevant du patrimoine industriel n’avait obtenu une telle reconnaissance. A travers ce classement, c’est tout le travail des hommes du sel, qui au fil des siècles ont fait preuve d’une incroyable ingéniosité pour capter la saumure et produire le sel, qui est reconnu. Salins-les Bains, capitale franc-comtoise de l’or blanc Comme toutes les salines de Franche-Comté, les Salines de Salins-les-Bains, utilisaient les sources d'eaux salées comme matière première. Le sel, "l'Or Blanc", était obtenu par évaporation artificielle, grâce au feu. "Salins du Jura" doit sa renommée et son pouvoir, dès le Moyen Age, au sel qu'elle exploite et dont elle fait commerce. A cette époque, les salines constituaient une véritable ville dans la ville, entourées de leur propre enceinte. Si ses fortifications ne sont plus visibles pour l’essentiel, certains bâtiments d’exploitation occupent encore magistralement l’espace urbain au cœur de la ville. Site d’exception, les salines de Salins-les-Bains, l’une des plus anciennes salines de France, étaient dédiées jusqu’en 1962 à l’exploitation du sel ignigène (évaporation de la saumure par le feu). Aujourd’hui, grâce à leur parfait état de conservation, les salines, qui accueillent chaque année plus de 50 000 visiteurs, retracent près de 7000 ans d’histoire des techniques de fabrication du sel à partir du captage de sources d’eau salée, une longévité exceptionnelle. De monumentales galeries souterraines Ouvrage architectural remarquable, les salines reposent sur des galeries souterraines monumentales qui témoignent de l’ampleur des strates historiques successives. Ces magnifiques galeries souterraines du XIIIe siècle abritent des mécanismes de pompage d’eau salée encore en fonctionnement de nos jours. Le Musée du sel ouvre les portes des salines Pour permettre aux visiteurs d’appréhender ce site dans toute sa grandeur, un projet d’envergure est en cours de réalisation, avec comme première étape la création d’un nouveau musée consacré au sel et à son exploitation. Installé au cœur de la ville, dans les bâtiments historiques des salines, le musée a ouvert au printemps 2009. Il offre une lecture complète et immédiate du processus de fabrication, du captage des eaux salées au conditionnement du sel, dans son contexte historique. Ce nouveau parcours de visite, permet notamment d'accéder au magasin des sels qui était jusqu'alors inaccessible au public. Témoin de l’époque florissante de « l’or blanc » cette partie présente le site industriel dans sa globalité et accueille un espace audiovisuel multilingue. Le chantier de restauration des Salines de Salins-les-Bains, qui compte au total trois phases s’échelonnant sur plusieurs années, se poursuivra avec notamment : l'aménagement des galeries souterraines et du bâtiment du pardessus (ancien casino), la mise en place d’expositions permanentes supplémentaires et la réalisation, dés le mois le 10 juillet 2009, d’espaces jeune public qui seront en place. Une inscription en extension de celle de la saline royale d’Arc-et-Senans, modèle d’architecture visionnaire, témoin du siècle des Lumières Au XVIIIe siècle, l’impératif de développement de l’industrie salinière comtoise donne naissance à la saline royale d’Arc-et-Senans, destinée à traiter la saumure extraite à Salins. Déjà inscrit sur la liste du patrimoine mondial pour sa valeur architecturale, ce site, construit par Claude-Nicolas Ledoux, est un exemple précoce d’architecture industrielle et sociale intégrée et l’un des meilleurs témoins de l’architecture néoclassique de l’Europe des Lumières. Avec la reconnaissance de Salins-les-Bains par l’UNESCO, les deux salines sont aujourd’hui réunies, comme au temps de leur exploitation, offrant ainsi aux visiteurs une plongée dans l’histoire du sel et donc des hommes, hors du commun. De saline au thermalisme Sous l’influence de la saline, le thermalisme s’est développé à Salins dans la première moitié du XIXe siècle. En 1858 l’établissement thermal est ouvert. Les eaux de source et les eaux vierges puisent leurs richesses dans le sous-sol, traversant le banc de sel gemme, elles se gorgent de sel et d’oligo-éléments. Aujourd’hui, grâce à son eau unique, naturellement salée, la station thermale de Salins-les-Bains, occupe une place originale parmi les 104 stations françaises. Fortement préconisées dans les soins de rhumatologie, ces eaux sont également adaptées aux cures de remise en forme et de détente. Infos : http://www.salins-les-bains.com/