Petite histoire du carnaval de Venise

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Cette fête est issue des cultes païens romains et fut reprise par le christianisme. Durant le carnaval, les codes sont intervertis. On connaît une période de libération vis-à-vis des autorités religieuses et royales. Au temps de sa gloire au XVIIIe siècle, avant de s‘évanouir provisoirement avec la chute de la République, le carnaval durait 6 mois, du 1er dimanche d'octobre au Carême. Pendant toute sa durée, tous les Vénitiens, quelle que soit leur condition sociale, se promenaient revêtus d'un tabarro (sorte de longue cape) et le visage caché par la bauta (masque blanc pourvu d'un voile noir surmonté d'un petit tricorne). Tout était permis, chacun restant l'égal de son voisin. Il n‘existait plus d'autorité, plus de soumission. Mais 1797, l'année de tous les malheurs pour Venise, fut la fin des festivités. Le dernier carnaval s‘enlisa dans la débauche et les dépenses fastueuses. À la fin des années 1970, il connu tout à coup une remise à l'honneur. Les premières éditions ont relié avec la spontanéité et la magie de l'époque. Le succès s‘avéra immédiat. Mais très vite, la fête a pris la place aussi d‘un enjeu économique. Le carnaval y a laissé de son caractère et de son éclat, mais il se veut comme l'un des plus populaires au monde.