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La cathédrale Saint-Trophime est construite sur une basilique du Véme siècle nommée Saint-Étienne. La translation des reliques de Saint-Trophime des Alyscamps à la cathédrale date de 1152. Ces reliques feront de l’église un passage obligé sur la route de compostelle. Le chœur gothique est ajouté XVéme siècle. Transformé en Temple de l’être suprême durant la révolution, elle sera ensuite déclassée en église paroissiale puis érigée en basilique par le pape Léon XIII en 1882. Le plan est classique des églises de Provence : la haute nef est flanquée d’étroits collatéraux, le transept est très court et surmonté d’une coupole qui supporte le clocher. Le chevet gothique de l’église comprend un déambulatoire et trois chapelles rayonnantes. Le portail aux motifs d’inspiration antique est consacré au jugement dernier. L’église a subi d’importantes restaurations au XIXéme siècle visant à lui donner un aspect roman. Le portail a été bien restauré à la fin des années 1980. L’église est un bel exemple du roman provençal.
L’église Saint-Trophime a été reconstruite entre 1078 et 1152, lors de la période romane donc. Vous découvrirez un portail du Jugement Dernier splendide et quelques spécificités régionales, notamment, les manteaux des sculptures des Saints qui, vous le verrez, sont des toges tirés de l'antiquité romaine. A l'intérieur, vous découvrirez en outre 3 tableaux du peintre Finsonius (ou Louis Finson) : c’est un peintre flamand, très intéressant, du début du 17e siècle, disciple du Caravage.
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981 au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, l’église Saint-Trophime d’Arles est bien plus qu’un simple édifice religieux : c’est l’un des joyaux du roman provençal, un concentré d’histoire, d’art et de spiritualité, à la croisée des influences antiques, chrétiennes et médiévales.
Située sur la place de la République, dans le centre historique d’Arles, elle s’élève à l’emplacement d’une ancienne basilique paléochrétienne dédiée à Saint-Étienne, datant du Ve siècle. C’est sur ces fondations que fut reconstruite, entre 1078 et 1152, l’église que nous connaissons aujourd’hui, lors de l’apogée du style roman en Provence.
L’événement qui confère à Saint-Trophime sa renommée spirituelle est la translation des reliques de saint Trophime depuis la nécropole des Alyscamps vers l’église, en 1152. Ce déplacement fait de l’édifice une étape majeure pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle, et consacre Arles comme un pôle religieux d’importance en Méditerranée occidentale.
Le portail occidental de l’église, restauré dans les années 1980 avec une grande finesse, est sans conteste l’une des plus grandes merveilles du roman provençal. Sculpté vers 1180, il s’inspire clairement de l’iconographie antique, tant par la disposition des scènes que par la forme des vêtements des personnages — les saints y sont vêtus de toges romaines, en hommage aux origines antiques d’Arles, autrefois colonie romaine d’importance sous le nom d’Arelate.
Ce portail illustre avec une extraordinaire densité narrative et plastique le Jugement Dernier. Le Christ en gloire, dans une mandorle, trône au centre, entouré des symboles des évangélistes. De part et d’autre, les scènes sont distribuées en registres : les élus montant vers le paradis, les damnés précipités vers les enfers, les apôtres, les anges, les saints, tous rendus avec une expressivité remarquable.
Les voussures et piédroits sont décorés de feuillages stylisés, de figures bibliques, mais aussi de créatures fantastiques inspirées de l’Orient, témoignant de la richesse symbolique du portail. À lui seul, ce portail justifie une longue observation tant il regorge de détails narratifs et stylistiques.
Le plan architectural de l’église Saint-Trophime est typique des grandes églises romanes du Midi : une nef unique très haute, flanquée de collatéraux étroits, un transept peu saillant, et une coupole sur pendentifs marquant la croisée, surmontée d’un clocher carré puissant.
La lumière y pénètre avec parcimonie, accentuant la solennité des volumes. Les voûtes en berceau plein cintre reposent sur de puissants piliers sans fioritures, renforçant l’effet monumental et spirituel. Les murs, en pierre blonde, ont été soigneusement restaurés au XIXe siècle pour restituer une ambiance romane épurée, parfois au prix d’une certaine simplification historique.
À l’extrémité orientale, le chœur gothique, construit au XVe siècle, vient enrichir l’ensemble. Il comprend un déambulatoire permettant de faire le tour de l’autel principal et donnant accès à trois chapelles rayonnantes, ajout tardif qui témoigne de la transition stylistique vers le gothique méridional.
À l’intérieur, l’ornementation est sobre mais ponctuée de trésors artistiques discrets, dont plusieurs œuvres remarquables.
Parmi celles-ci, trois toiles du peintre flamand Louis Finson, dit Finsonius, attirent l’attention. Ce peintre du début du XVIIe siècle, disciple du Caravage, est une figure originale, ayant travaillé à Naples avant de s’installer en Provence. Ses œuvres visibles à Saint-Trophime — souvent des scènes bibliques dramatiques, aux éclairages tranchés — introduisent une note baroque, rare dans ce contexte roman.
Les chapiteaux romans de la nef, bien que souvent simplifiés lors des restaurations du XIXe siècle, conservent pour certains des motifs végétaux ou animaliers typiques du bestiaire médiéval provençal. Le mobilier liturgique (stalles, chaire, maître-autel) est d’un style plus récent, témoignant des usages successifs de l’église.
L’histoire de l’église Saint-Trophime est marquée par des transformations politiques et religieuses majeures. Lors de la Révolution française, elle est désacralisée et convertie en Temple de l’Être Suprême, selon la volonté déiste des révolutionnaires. Elle perd son statut de cathédrale au profit de celle d’Aix-en-Provence lorsque le siège archiépiscopal d’Arles est supprimé.
Rétrogradée au rang d’église paroissiale, elle connaît un lent déclin jusqu’à sa restauration au XIXe siècle, période pendant laquelle l’on cherche à lui redonner un visage « pur roman », parfois en reconstruisant certains éléments dans un style idéalisé. En 1882, le pape Léon XIII lui rend son prestige en l’élevant au rang de basilique mineure, reconnaissance de son importance historique et spirituelle.
Saint-Trophime s’intègre dans un ensemble monumental remarquable, avec en vis-à-vis l’ancien hôtel de ville d’Arles, le cloître canonial attenant, chef-d’œuvre à part entière du roman et du gothique méridional, et les bâtiments de l’ancienne archevêché. Cet ensemble forme un micro-quartier épiscopal, particulièrement vivant lors des grandes fêtes religieuses ou des événements culturels comme les Rencontres de la Photographie, où certains espaces sont réutilisés à des fins artistiques.
Un passage par le cloître Saint-Trophime, attenant à l’église, est vivement conseillé. Il offre une transition apaisée entre les quatre galeries sculptées (deux romanes et deux gothiques) et permet de mieux comprendre la vie des chanoines et la richesse décorative de l’ensemble épiscopal.
La basilique est accessible librement hors des heures de messe. Pour profiter pleinement de la richesse du site, il est recommandé de :
Visiter le matin, lorsque la lumière rasante éclaire les sculptures du portail.
Prévoir un temps d’observation prolongé du tympan, muni d’un guide visuel ou d’une application dédiée.
Combiner la visite avec celle du cloître, dont l’entrée est payante, mais souvent peu fréquentée.
Assister à un concert ou une célébration, lorsque la résonance acoustique révèle toute la puissance de la nef.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Tous les jours de 9H à 12H et 14H en fin d'après-midi
gratuit
L'église Saint-Trophime d'Arles, située dans le centre historique de la ville, est une véritable perle architecturale. Elle a été érigée au XIIe siècle et est considérée comme un joyau de l'art roman provençal. L'église doit son nom à Saint Trophime, évêque d'Arles au premier siècle de notre ère. Elle était autrefois la cathédrale d'Arles et abritait une communauté de chanoines. L'extérieur de l'église est orné d'un portail richement sculpté, qui représente des scènes bibliques et des figures allégoriques. À l'intérieur, on trouve une nef spacieuse et élégante, soutenue par des colonnes en marbre finement sculptées. Les chapiteaux des colonnes présentent des motifs intéressants, dont certains sont inspirés de la mythologie grecque. Le transept de l'église abrite un cloître, un des plus beaux de la région, construit au XIIe siècle et orné d'arcades richement décorées. Les sculptures sur les corbeaux représentent des scènes bibliques et des animaux fantastiques. Au fil des siècles, l'église a subi de nombreuses modifications et rénovations, notamment au XVIe siècle, lorsque de nouvelles chapelles ont été ajoutées. Aujourd'hui, l'église Saint-Trophime est toujours un lieu de culte actif, mais elle est également ouverte aux visiteurs qui souhaitent découvrir son histoire et son architecture remarquable. Elle est également l'un des sites touristiques les plus visités d'Arles, attirant des visiteurs du monde entier.