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Revenons maintenant à l’église. Et entrons de plain-pied dans la légende, telle qu’elle est racontée depuis le 13ème siècle : Par une chaude nuit d’été, le 4 août de l’an 358, la Vierge apparut au pape Libère. Au même moment, elle apparaissait aussi à un riche chevalier romain du nom de Giovanni, ainsi qu’à son épouse. Ce couple qui ne pouvait avoir d’enfants avait l’intention de céder ses terres à l’Eglise. La vierge demanda à chacun d’édifier une église qui lui serait consacrée à l’endroit exact où elle ferait tomber la neige. Au matin, malgré l’été, le sommet du Cispio était tout blanc. Le pape et Giovanni s’y rendirent. Le chevalier donna le terrain dont il était propriétaire et le pape Libère traça sur la neige à l’aide d’un bâton le plan de l’église. C’était là l’usage antique. Les architectes traçaient au sol, en taille réelle, le plan du bâtiment à construire. C’est pourquoi Sainte-Marie Majeure est aussi appelée « Santa Maria ad Nives », ce qui veut dire Sainte-Marie-des-neiges. Et depuis lors, tous les 5 août, lors de la fête de la « Madonna della Neve », la Vierge de la neige, on jette une neige de pétales de fleurs blanches, de jasmins et de roses, sur l’autel de l’église. Mais qu’en est-il de la réalité historique ? A Rome, légende et réalité se rejoignent souvent. Sans doute y eut-il une première église consacrée à la Vierge et réalisée par le pape Libère. Mais on pense qu’elle ne se trouvait pas tout à fait ici. L’origine de l’église actuelle remonte au 5ème siècle. Son commanditaire est un autre pape, le pape Sixte 3. Ce lieu se trouve dans le guide Rome .
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025