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Situé dans l’ancien palais d’un riche planteur allemand nommé Cantero qui fit fortune grâce aux plantations de canne à sucre, ce luxueux bâtiment de l’époque colonial fut construit entre 1827 et 1830. Ce musée permet de mieux connaître l’histoire de cette ville fondée au 16ème siècle par Velasquez et surtout, de mieux comprendre le mode de vie des colons du 18ème siècle grâce au mobilier colonial d’origine très bien conservé. Vous pourrez également y découvrir des peintures de style néo-classique, des éléments évoquant la traite des esclaves,le commerce du sucre, les guerres d’indépendances et bien d’autres œuvres d’art datant du 18ème et 19ème siècle. Avec une vue magnifique sur la Plazza Mayor que vous pourrez admirer à l’étage, ce musée est une des priorités de la visite de Trinidad.
Installé au cœur de l’un des centres historiques les mieux préservés de Cuba, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Museo Municipal de Trinidad n’est pas seulement un musée : c’est une porte d’entrée vers l’histoire sociale, économique et artistique de toute une région. Situé dans l’ancien palais néoclassique de la famille Cantero, l’édifice lui-même est une œuvre d’art, incarnation parfaite de la prospérité coloniale de Trinidad à l’apogée de son âge d’or, entre plantations sucrières, esclavage et ambitions bourgeoises.
Le musée occupe un bâtiment érigé entre 1827 et 1830 pour le compte d’un riche planteur d’origine allemande, Justo Cantero, dont la fortune repose alors sur l’exploitation de la canne à sucre dans la vallée de los Ingenios, à quelques kilomètres de la ville. Le palais reflète pleinement les goûts et les excès de l’élite coloniale du XIXe siècle : hauts plafonds ornés de stucs, sols en carreaux de céramique importés, boiseries fines, et surtout une tour-belvédère, ajoutée ultérieurement, qui domine toute la ville et offre l’une des plus belles vues sur la Plaza Mayor, les toits de tuiles rouges de Trinidad, et jusqu’aux contreforts de la Sierra del Escambray.
La façade symétrique et sobre dissimule un intérieur fastueux, où le mobilier d’époque, conservé avec soin, permet une reconstitution fidèle de la vie domestique des familles créoles les plus fortunées.
Le musée municipal retrace à travers plusieurs salles thématiques les différentes facettes de l’histoire de Trinidad, depuis sa fondation en 1514 par Diego Velázquez de Cuéllar, jusqu’aux transformations sociales et politiques des XIXe et XXe siècles. L’approche est chronologique, mais aussi sociologique et artistique.
Plusieurs salles sont consacrées à la vie domestique au XVIIIe et XIXe siècle. Les visiteurs y découvrent meubles d’époque, lits à baldaquin, vaisselle importée, armoires de bois précieux, lustres de verre taillé, miroirs vénitiens ou encore instruments de musique de salon. Ces objets racontent le raffinement ostentatoire des grandes familles, leur lien avec l’Europe, et le rôle central de la maison comme vitrine sociale.
Le musée aborde sans fard l’envers du décor : le commerce du sucre, moteur économique de la région, et son corollaire tragique, la traite des esclaves africains. Des documents d’archives, des outils agricoles, des chaînes et entraves, mais aussi des tableaux explicatifs et des objets rituels permettent de mieux comprendre l’organisation sociale de la colonie : les plantations, la hiérarchie raciale, les résistances.
Une salle est spécifiquement dédiée à la vallée de los Ingenios, inscrite au patrimoine mondial, où près de 70 moulins à sucre ont fonctionné aux XVIIIe et XIXe siècles. Des maquettes montrent les infrastructures des plantations, et l’on peut y lire les témoignages indirects de l’exploitation humaine, dans les livres de comptes ou les cahiers de dotation.
Une autre partie du musée est consacrée aux luttes pour l’indépendance de Cuba, avec une attention particulière aux révoltes du XIXe siècle et aux figures locales de la résistance. Uniformes, drapeaux, correspondances et armes anciennes témoignent de l’engagement de la région dans les luttes anti-coloniales. On y sent le tournant idéologique et social d’un pays en mutation, entre traditions créoles et modernité révolutionnaire.
Le musée présente également des peintures d’époque, dans un style néoclassique très en vogue au XIXe siècle cubain, influencé par l’école espagnole mais aussi par les courants français. Portraits de famille, scènes religieuses, allégories politiques ou simples vues urbaines permettent de saisir la manière dont la bourgeoisie coloniale se représentait, entre idéalisation et contrôle de l’image.
Des objets d’artisanat local, textiles, céramiques et pièces d’orfèvrerie, rappellent aussi la vigueur des ateliers de Trinidad, alors l’un des centres artisanaux les plus dynamiques de l’île.
La tour d’observation du musée, que l’on atteint par un escalier étroit mais sécurisé, est un des grands temps forts de la visite. Depuis cette hauteur, on embrasse l’ensemble du centre historique, ses toits de tuiles orange, ses patios ombragés, ses ruelles pavées et l’harmonie intacte de l’urbanisme colonial. On aperçoit également la vallée, ses anciens moulins et, plus loin, les montagnes verdoyantes du massif de l’Escambray. Un moment de contemplation exceptionnel, à privilégier en fin d’après-midi pour profiter de la lumière dorée.
Localisation : sur la Plaza Mayor, cœur historique de Trinidad, à proximité immédiate de l’église San Francisco et du musée de la Lutte contre les Bandits.
Durée : prévoir environ 1h à 1h30 pour la visite complète, y compris la montée à la tour.
Horaires : généralement ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 17h. Fermé le lundi.
Billetterie : l’entrée est peu coûteuse, avec un tarif réduit pour les enfants et étudiants. Le billet comprend souvent l’accès à la tour.
À ne pas manquer : la salle de la traite, la collection de meubles, les vues depuis la terrasse, les expositions temporaires (sujets variés : artisanat, figures locales, histoire sociale).
Le Museo Municipal de Trinidad est bien plus qu’un simple musée local. Il offre une lecture complète et nuancée de l’histoire cubaine, en intégrant le faste, l’art, l’économie, l’esclavage et la résistance. Il est le point de départ idéal pour visiter la ville, tant il éclaire les dynamiques sociales et culturelles qui ont modelé les palais, les rues, les coutumes et l’identité si singulière de Trinidad.
Pour ceux qui veulent dépasser la beauté des façades colorées et plonger dans la réalité de la société coloniale cubaine, cette visite est tout simplement essentielle.
Ce lieu se trouve dans le guide Trinidad .Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Ouvert du lundi au vendredi de 9:00 à 17:00. Les mercredis et vendredis jusqu’à 22:00.
2$CU/personne