Ancien établissement hospitalier, l'Hôtel-Dieu de Beaune où Hospices de Beaune, est aujourd'hui l'un des joyeux architecturaux et historiques de la Bourgogne. Plus de 400 000 visiteurs se pressent chaque année pour visiter l'Hôtel-Dieu qui occupe une importante partie de la ville de Beaune avec son musée, ses trois cours, ses dépendances, son bastion du XVème siècle et ses centaines de mètres de caves conservant, notamment, la réserve personnelle des Hospices. Son architecture traditionnelle bourguignonne et son vin prestigieux, vendu chaque année aux enchères, l'ont rendu célèbre dans le monde entier. Les quatre bâtiments représentant la structure d'antan sont aujourd'hui ouverts au public. C'est le chancelier du duc Philippe II de Bourgogne, Nicolas Rolin, et son épouse Guigone de Salins, qui, en 1443, soit huit ans après la fin de la guerre de Cent Ans, commencent sa fondation. Désireux de créer un hôpital pour les pauvres et les indigents, ils choisissent de l'établir à Beaune, lieu de passage important non dominé par un établissement religieux. Le 1er janvier 1452, l'hôpital accueille son premier patient. Dés lors et jusqu'au Xxe siècle, vieillards, infirmes, orphelins, malades et indigents, fréquentent gratuitement l'institution. Les Soeurs Hospitalières de Beaune assurent les soins quotidiens aux pauvres, tout en conservant leur style de vie monastique. Elles sont le symbole de la charité des Hospices de Beaune. Les visiteurs sont très souvent surpris par le contraste entre la façade extérieure quelque peu austère, et la richesse des décorations visibles de la cour centrale. La cour centrale rectangulaire offre une magnifique vue sur tous les bâtiments aux toitures typiques de l'art bourguignon, avec ses tuiles vernissées de quatre couleurs, rouge, brun, jaune et vert formant des entrelacs géométriques. Celles aujourd'hui visibles ne sont pas les originales,malheureusement perdues au long de l'histoire. C'est à Sauvageot que l'on doit les nouvelles, reconstruites entre 1902 et 1907 avec des motifs qu'il créé lui-même. Sur tout le contour de la place, de nombreuses lucarnes décorées sculptées dans le bois et le fer permettent à l'époque aux soeurs d'observer sans être vues. L'intérieur de l'hospice s'articule autour de différentes pièces à la fonction bien définie. La salle des « Pôvres » est sans aucun doute la plus spacieuse, et la plus impresionnante avec ses 50 m de long, 14 m de large et 16 m de haut. Recouverte d'une extraordinaire charpente en bois apparente, pensée comme la coque d'un bateau inversée, le temps semble s'y être arrêté. Si vous observez les murs en hauteurs, vous remarquerez à chaque travée une petite figurine sculptée, caricature de bourgeois beaunois. Au sol, le carrelage laisse apparaître le monogramme de Rolin ainsi que sa devise « seulle », faisant ainsi référence à se femme. Parfaitement conservées, les rangées de lits à rideaux bordeaux de chaque côté de la pièce sur la longueur, témoignent de la volonté des Hospices de traiter aussi bien que possible les démunis soignés ici. Chaque lit pouvait accueillir deux patients. Les rideaux permettaient aussi bien une certaine intimité, la conservation de la chaleur, et la non transmission des maux. En 1875, le gendre de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, célèbre pour ses restaurations de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ou encore le Mont Saint-Michel, reconstitue à l'identique le mobilier d'époque. Quand à la chapelle, sa présence au sein même de la pièce est singulière. Abritant les restes de Guigone de Salins, elle est à l'origine décorée par le célèbre polyptyque du Xve siècle dont, selon les dernières études, le peintre flamand Rogier Van der Weyden serait l'auteur. Ensemble de panneaux peints ou sculptés, liés entre eux, le polyptyque comprend des volets pouvant se replier sur une partie centrale et ainsi se transporter. Celui du « Jugement dernier » présent au Hospices de Beaune est une oeuvre remarquable. Composé de 9 panneaux de chêne, dont 6, peints sur les deux faces, il aurait été réalisé entre 1446 et 1452. Peint pour l'Hôtel-Dieu lors de sa construction, il comporte les armoiries de Nicolas Rolin et de son épouse. Placé à l'origine sur le maître-autel de la chapelle de la « salle des pôvres » , il est recouvert à la révolution française. Redécouvert et restauré en 1836, puis déplacé dans une annexe de la salle Saint-Louis, l'ensemble n'a jamais quitté le lieu pour lequel il fut peint. Il a été classé en 1881.
Les hospices de Beaune que l’on appelle également Hôtel-Dieu de Beaune est un ancien hôpital datant du XVème siècle, il est aujourd’hui converti en musée.
La construction de l’Hôtel-Dieu de Beaune a commencé en 1443 et s’est achevée en 1457, elle a été ordonnée par le chancelier Nicolas Rolin. Ce dernier a d’abord hésité sur l’emplacement de cet hôpital, il n’arrivait pas à trancher entre Autun et Beaune, mais si c’est la seconde qui l’a emporté c’est en raison de l’absence de lieux religieux sur ses terres.
Le 1er janvier 1452 l’Hôtel-Dieu de Beaune ouvra ses portes et accueilli les patients gratuitement du Moyen Age jusqu’au XXème siècle.
En plus des malades, l’Hôtel-Dieu de Beaune accueillait tous les nécessiteux : pauvres, orphelins, vieilles personnes, infirmes, etc. Les patients pouvaient se soigner, se reposer, trouver un toit pour la nuit et de quoi manger.
A première vue, l’Hôtel-Dieu est un bâtiment dépourvu de charme, sa façade extérieure est en effet un peu laide selon certains, mais il faut franchir le seuil d’entrée pour découvrir toute la beauté du lieu. L’une des plus belles pièces et des plus intéressantes à découvrir est la grande salle appelée salle « des Pôvres ». Elle mesure 50 mètres de long sur 14 mètres de large, son toit s’élève à 16 mètres de hauteur. Elle est joliment décorée par des têtes sculptées qui représentent des caricatures de bourgeois. En regardant le carrelage vous ne manquerez sûrement pas de remarquer l’inscription « Seulle », il s’agit de la devise de Rolin qui faisait allusion à sa femme, pour dire que seule elle occupe ses pensées.
Posté le mardi 02 décembre 2008 à 13:53