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Construit en 978, le Phiméanakas, le « palais aérien », se situe au centre de la capitale conçue par Jayavarman V (968-1001) sur l'emplacement que recouvrira plus tard la cité d'Angkor Thom. Le temple est ceint d'un mur d'enceinte rectangulaire de 250m sur 600m. C'est la fameuse « tour d'or » que vit le moine explorateur chinois Tchéou Ta Kouan lors de son voyage au Cambodge à la fin du 13e siècle.
Ce temple montagne est édifié au sommet d'une pyramide de trois niveaux faits de latérite, dont la base mesure 35m par 28m. La terrasse supérieure de 30m sur 23m, culmine à 12m de haut. Les escaliers orientés suivant les points cardinaux et qui mènent au sommet sont donc très raides ! Ils sont gardés à chaque degré par de puissants lions sculptés. Quant aux angles des gradins, ils sont occupés par d'imposantes sculptures d'éléphants.
Le sanctuaire est une tour unique, carrée qui date de l'époque de Suryavarman Ier, successeur de Jayavarman V. La terrasse est ceinte d'une galerie pourtournante, la première réalisée à Angkor mais en mauvais état aujourd'hui. Depuis 1992, le site est classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Le Phiméanakas, ou « Palais Aérien », est un temple remarquable situé dans l’ancienne capitale de Jayavarman V, au cœur du complexe monumental d’Angkor, au Cambodge. Édifié en 978, ce temple-montagne se distingue par son architecture imposante et son rôle symbolique dans l’histoire khmère. Aujourd’hui, il constitue une étape incontournable pour les visiteurs du site d’Angkor Thom, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1992.
Le Phiméanakas est conçu comme une pyramide à trois niveaux, construite en latérite, un matériau durable et typique des édifices d’Angkor.
Chaque niveau de la pyramide est richement orné :
Au sommet de la pyramide se dresse une tour carrée construite sous Suryavarman Ier, successeur de Jayavarman V. Elle est entourée d’une terrasse ceinte par une galerie pourtournante, la première du genre réalisée à Angkor. Bien que cette structure soit aujourd’hui en mauvais état, elle témoigne d’une innovation architecturale significative à l’époque.
Le temple jouait un rôle symbolique central dans la royauté khmère. Selon les traditions locales, il aurait servi de sanctuaire royal, où le roi venait chaque nuit pour accomplir des rites sacrés avec une divinité en forme de naga, incarnant la prospérité et la protection du royaume.
Lors de son voyage au Cambodge à la fin du XIIIᵉ siècle, le moine chinois Zhou Daguan décrivit le Phiméanakas comme une tour d’or. Bien que cette appellation puisse être exagérée ou métaphorique, elle témoigne de l’impression majestueuse laissée par le temple à l’époque.
Le Phiméanakas se situe au centre de l’ancienne capitale de Jayavarman V, sur le site qui sera plus tard intégré à la cité fortifiée d’Angkor Thom. Le temple est entouré par un mur d’enceinte rectangulaire de 250 m x 600 m, suggérant qu’il faisait partie intégrante du Palais Royal.
Malgré son âge, le Phiméanakas demeure un témoignage saisissant du génie architectural et des croyances religieuses des Khmers. Sa conception inspirera les constructions ultérieures, notamment les temples-montagnes qui caractérisent Angkor.
Le Phiméanakas, avec sa silhouette élancée et ses détails architecturaux fascinants, est une pièce maîtresse du patrimoine khmer. Il incarne l’alliance entre architecture, spiritualité et puissance royale, tout en s’inscrivant dans l’histoire riche et complexe d’Angkor. Une visite du temple permet non seulement d’admirer un chef-d’œuvre du passé, mais aussi de mieux comprendre la grandeur de la civilisation khmère.
Ce lieu se trouve dans le guide Angkor .Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
1 questions de voyageurs sur Phiméanakas, Angkor
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