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Destination des Cyclades prisée des Athéniens, Syros en est le chef-lieu. D'une superficie de 84 km², Syros est un peu le carrefour de circulation pour se rendre sur les îles voisines. Porteuse d'un riche passé historique, l'île abrite de nombreux monuments, mais également des paysages luxuriants ainsi que de magnifiques plages. Malgré l'importante présence de touristes grecs, Syros a su garder une certaine tranquilité et authenticité grace à la volonté de ses visiteurs de ne pas dénaturer les lieux. Sa capitale administratvie, Ermoupolis vous réjouira tout autant que ses côtes. N'hésitez pas à goûter aux spécialités gastronomiques de l'île, dont le nougat, les loukoums et fromages locaux.
Au cœur des Cyclades, Syros se distingue comme l’île à contre-courant, celle qui ne cède ni aux sirènes du tourisme de masse, ni aux clichés de carte postale. Plus compacte que ses voisines (84 km²), Syros n’en est pas moins le chef-lieu administratif de l’archipel, centre politique et culturel, souvent délaissée au profit de Santorin ou Mykonos, mais très appréciée des Grecs eux-mêmes, notamment des Athéniens en quête d’élégance, de culture et d’authenticité. C’est une île de contrastes subtils, où les maisons néoclassiques d’Ermoupolis côtoient les criques désertes, et où l’histoire vénitienne flirte avec une douceur de vivre presque italienne.
Fondée au XIXe siècle en pleine période de croissance économique grecque, Ermoupolis (« la ville d’Hermès ») ne ressemble à aucune autre ville des Cyclades. Ville portuaire, urbaine, fastueuse, elle est la seule ville grecque construite ex nihilo comme capitale moderne, dans un style directement inspiré du classicisme européen. Elle s’étage en amphithéâtre autour de son port, dévoilant à chaque ruelle une palette de couleurs pastel, balcons en fer forgé, escaliers de marbre, frontons néoclassiques et places ombragées.
La place Miaouli, cœur vibrant de la ville, bordée de cafés et dominée par l’impressionnant hôtel de ville, œuvre de l’architecte allemand Ernst Ziller.
Le théâtre Apollon, petite merveille inspirée de la Scala de Milan, symbole de l’ambition culturelle de la ville au XIXe siècle.
Le musée archéologique de Syros, abritant des objets préhistoriques des Cyclades, notamment des idoles de marbre caractéristiques de la culture cycladique ancienne.
L’église Saint-Nicolas, majestueuse, aux allures de cathédrale, dotée d’un intérieur somptueux, emblématique du culte orthodoxe local.
Mais Ermoupolis n’est pas seulement une ville-musée. Sa vitalité se traduit par des marchés colorés, des terrasses où l’on joue au tavli (backgammon), des ateliers d’artistes et une programmation culturelle vivante toute l’année, avec concerts, expositions et festivals, même hors saison.
Surplombant Ermoupolis, le quartier d’Ano Syros est un véritable voyage dans le temps. Fondée au XIIIe siècle par les Vénitiens, cette citadelle catholique (chose rare en Grèce) conserve des ruelles étroites, des passages couverts, des escaliers labyrinthiques et une ambiance presque monastique. On y accède à pied, en grimpant patiemment au fil des escaliers blanchis à la chaux.
En haut, la cathédrale Saint-Georges domine l’île avec une vue époustouflante sur la mer Égée. La coexistence entre les communautés catholique (majoritaire à Ano Syros) et orthodoxe (à Ermoupolis) est l’un des traits distinctifs de l’île, témoignant d’un passé multiculturel singulier.
Les petites tavernes d’Ano Syros proposent une cuisine simple et savoureuse, souvent accompagnée de rebetiko, cette musique populaire grecque née dans les ports, et dont le chanteur Markos Vamvakaris, natif de Syros, est l’icône.
Syros n’est pas une île de sable infini, mais elle offre une diversité de plages étonnante, souvent calmes, peu fréquentées, et d’une eau cristalline remarquable.
Galissas, l’une des plus populaires, idéale en famille, bordée de tamaris et bien aménagée.
Kini, un petit port de pêche adorable avec de charmantes tavernes les pieds dans l’eau.
Vari, pour sa tranquillité et ses fonds propices au snorkeling.
Achladi, crique intime au sud, parfaite pour une baignade à l’aube.
Gramatta, plus difficile d’accès, mais idéale pour les amateurs de nature sauvage et de solitude.
Les sentiers de randonnée qui relient les villages côtiers entre eux traversent des collines arides, des vallons ombragés, des chapelles isolées, et offrent une autre manière de découvrir Syros, à un rythme lent, loin des routes touristiques.
La gastronomie de Syros est l’un de ses points forts, alliant les influences des Cyclades, de l’Italie, et du Proche-Orient.
Le loukoum de Syros, produit localement depuis le XIXe siècle, à base de sucre, d’eau de rose ou de mastic : une spécialité qui a valu à l’île le surnom de « capitale du loukoum grec ».
Le nougat (halvadopita), moelleux, à base de miel, amandes et blancs d’œufs, souvent servi avec un café grec bien serré.
Les fromages locaux, notamment le San Michali, un fromage à pâte dure au goût prononcé, protégé par une AOP grecque.
Les plats de poissons et fruits de mer, toujours frais, servis avec de l’huile d’olive locale et des herbes sauvages.
Le revithada, ragoût de pois chiches cuits lentement dans des marmites en terre.
Les marchés d’Ermoupolis regorgent de produits secs, d’herbes cueillies sur les hauteurs, de miels parfumés, et même de vins des Cyclades, à base de cépages autochtones.
Malgré sa situation centrale, Syros a su préserver sa tranquillité, loin des clubs bruyants et des foules. Cela tient autant à la volonté des habitants qu’à celle des visiteurs fidèles, souvent des Grecs, qui préfèrent l’élégance discrète d’Ermoupolis à l’agitation tapageuse des îles voisines.
Elle est aussi un hub logistique important, avec un port très actif (reliant Mykonos, Tinos, Paros, Andros, Santorin, etc.) et un aéroport domestique qui facilite les connexions depuis Athènes.
Ce lieu se trouve dans le guide Iles grecques des Cyclades .Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Meilleur moment pour des vacances à la mer :
De juin à la mi-septembre, lorsque les températures sont idéales pour profiter des plages et de la mer.
En juin, la mer est encore un peu fraîche, mais les conditions sont parfaites pour les activités balnéaires.
Juillet et août : Bien que les températures soient plus élevées, le vent peut rendre la chaleur plus supportable. Cependant, pour ceux qui sont sensibles au froid, il est possible de ressentir un léger frais même en été.
Pour visiter les villes et faire de la randonnée :
Le printemps (avril et mai) est une période idéale pour explorer l'île à pied. Les températures sont agréables pour la randonnée et les promenades.
Bien qu'il ne fasse pas trop chaud, l'été reste tout de même une bonne période pour se promener, sauf lors des journées très chaudes avec peu de vent.
Gratuit. Renseignez-vous sur les prix des traversées entre les iles auprès des compagnies maritimes