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Igalo est une petite ville portuaire connue pour son Institut Igalo, centre de thalasso thérapie réputé. C'est dans cette région que l'on trouve la igaljsko blato", boue d'Igalo, aux effets thérapeutiques et de nombreuses sources d'eau minérale appelées "igaljske slatine". Mais, à cause des récentes guerres balkaniques, le lieu a perdu beaucoup de sa clientèle et de son prestige. L'ancien chef d'Etat yougoslave, Tito, avait sa villa estivale à Igalo."
Igalo est une petite ville portuaire située à l'extrémité sud du Monténégro, dans la région de la riviera de Herceg Novi, connue pour son Institut Igalo, un centre de thalassothérapie de renommée internationale. Ce lieu, qui a longtemps été un phare de la santé et du bien-être, continue de fasciner les visiteurs par ses installations de traitement à base de boue et d'eau minérale, bien que l'on puisse dire que la ville ait perdu une part de son lustre au fil des décennies, en raison de divers facteurs politiques et économiques.
Le Centre de Thalassothérapie d'Igalo, fondé dans les années 1950, est réputé pour ses traitements à base de la boue locale, l'"igaljsko blato", qui a fait la célébrité de la ville. Cette boue, récoltée dans la mer, est riche en minéraux et oligoéléments, et elle est utilisée dans des soins thérapeutiques visant à traiter divers maux tels que les douleurs articulaires, les problèmes de peau et même les troubles respiratoires. Aujourd’hui, même si la clientèle internationale s'est raréfiée, l’Institut continue d’attirer des curistes en quête de soins naturels et de retraites de bien-être.
Les sources d'eau minérale d'Igalo, connues sous le nom d’"igaljske slatine", sont également célèbres pour leurs propriétés curatives. Elles sont utilisées en traitement interne ou externe, et les visiteurs peuvent profiter de bains de boue et de massages, combinés à l'air pur de la mer Adriatique, pour apaiser leur corps et leur esprit. Si vous êtes en quête d'un séjour régénérant, cet endroit peut offrir un contraste reposant avec l'agitation des stations balnéaires voisines, comme Budva ou Becici.
Si l'Institut Igalo est aujourd'hui l'un des principaux atouts de la ville, il ne faut pas oublier son passé historique. Igalo, tout comme sa ville voisine de Herceg Novi, a été influencée par de nombreuses cultures au fil des siècles. La Période Romaine, puis la domination ottomane, ont laissé leur empreinte sur la région, mais c’est à partir du XXe siècle que la ville s'est véritablement imposée comme une station balnéaire de luxe. Ce n'est pas sans raison que l'ancien président de la Yougoslavie, Josip Broz Tito, avait choisi Igalo pour y construire sa villa d'été, un lieu qu'il fréquentait pour profiter des soins de thalassothérapie et de l’environnement naturel apaisant.
Sous Tito, Igalo a prospéré. Il y a attiré une clientèle de dignitaires et de personnalités internationales, profitant de son climat agréable, de ses installations modernes et de ses propriétés thérapeutiques. La villa de Tito, aujourd'hui abandonnée, est un témoin du passé glorieux de la ville. Elle reste un lieu emblématique pour ceux qui s’intéressent à l’histoire politique de l’ex-Yougoslavie, bien qu’il soit difficile d’y accéder, car elle est désormais en mauvais état et située dans un endroit privé.
Cependant, après les guerres balkaniques dans les années 1990, la ville d'Igalo, comme beaucoup d’autres destinations de la région, a vu son prestige et sa popularité décliner. La perte de stabilité politique et la diminution du tourisme ont affecté l'Institut, qui ne peut plus rivaliser avec des centres de thalassothérapie plus modernes et plus renommés ailleurs en Europe.
Aujourd’hui, Igalo reste une petite ville tranquille, bien que marquée par un certain déclin. Elle conserve son charme d’antan, avec des petites ruelles étroites bordées de maisons traditionnelles, mais on peut sentir qu’elle manque de l'effervescence touristique qu’elle connaissait autrefois. Le front de mer, bordé de quelques hôtels et restaurants, est encore agréable à parcourir, avec une vue imprenable sur la mer Adriatique. On y trouve encore des visiteurs qui cherchent avant tout à se reposer et à bénéficier des vertus curatives de ses boues et de ses sources d'eau minérale.
En revanche, l’infrastructure touristique est désormais plus modeste, et la ville, bien qu'accueillante, est moins animée que les stations balnéaires voisines comme Budva. Ce calme peut être apprécié par ceux qui souhaitent fuir l’agitation et profiter d’une escapade paisible, mais il peut aussi décevoir ceux en quête d’une ambiance vivante et moderne.
Si vous souhaitez découvrir Igalo dans sa tranquillité, voici quelques conseils pratiques pour profiter de votre séjour :
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Température moyenne annuelle :
La température maximale moyenne à Igalo est de 19°C sur l'année, avec des variations notables :
10°C en janvier (le mois le plus froid).
30°C en août (le mois le plus chaud).
Précipitations annuelles :
Igalo reçoit environ 2821 mm de pluie par an.
Mois le plus sec : août avec seulement 57 mm de pluie.
Mois le plus pluvieux : novembre avec 410 mm de précipitations.
Voyage :
Le climat est agréable pour visiter Igalo de mai à septembre, avec des conditions optimales en juillet et août, lorsque la météo est idéale.
Baignade :
Pour profiter de températures d'eau agréables, privilégiez la période de juin à septembre.