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Le Nijô-jô n'est pas impressionnant comme le château de Himeji, mais il est néanmoins un détour recommandé pour le visiteur qui commence à se lasser des temples et des sanctuaires, qui sont ce que Kyoto présente comme attraction touristique principale. Le château se compose de deux séries de fortifications (chacune avec un mur et une douve), avec deux palais, le Ninomaru et le Honmaru. Le plus impressionnant, le Ninomaru, était la résidence à Kyoto des Shogun de la famille Tokugawa, et il est richement décoré avec de la feuille d'or et des panneaux coulissants peints. Le palais est presque entièrement bâti en bois de cyprès du Japon, et les sols ont été conçus pour faire du bruit dès que quelqu'un pose le pied dessus, pour prévenir les tentatives d'assassinat sur le shogun ou ses invités. Les jardins du château sont assez vastes, agrémentés de pruniers et de cerisiers. Ils ont été imaginés par l'un des plus grands maîtres en la matière, Kobori Enshu. Il est possible de le voir dans sa globalité depuis le haut des remparts, en même temps qu'une partie de la ville. Comme son nom l'indique, Nijô-jô se trouve le long de la "deuxième avenue", c'est à dire plutôt au Nord de la ville. Il est accessible par le métro (station Nijôjô-mae) et le bus (station Nijôjô-mae).
Le château Nijo-jo est classé au patrimoine mondial de l'humanité et est entouré de magnifiques jardins et de remparts de pierres qui rappellent ceux du palais impérial de Tokyo. Outre son élégance architecturale au style prisé des samouraïs, le principal attrait de ce château est la visite de l'intérieur, qui permet de mieux comprendre l'histoire du pays à l'époque des Shoguns, ces dictateurs militaires qui dirigèrent le Japon avant l'ouverture de l'ère Meiji. C'est ici en effet que le quinzième Shogun déclara que la souveraineté revenait à l'empereur, mettant fin à 270 années de règne militaire Tokugawa. Cet événement capital marque la fin du Moyen-Âge japonais et l'entrée dans la modernité de l'ère Meiji. La scène est reconstituée dans la chambre Ohirama Ichi no ma du château. Vous pourrez également admirer les magnifiques peintures qui ornent les portes coulissantes des 33 pièces du château. La sobriété des lieux est frappante, pas un meuble, pas une décoration superflue. Seuls quelques 800 tatamis recouvrent le sol. L'une des spécificités du château est son « parquet rossignol » qui, quand on marche dessus, émet des sifflements caractéristiques destinés à alerter le Shogun de votre présence, les assassinats et trahisons étant fréquents à l'époque.
Le château de Nijô (Nijô-jô), situé au nord de Kyoto, est bien plus qu’un simple édifice historique. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est un témoignage architectural et culturel essentiel de l’ère des shoguns Tokugawa. Cet imposant complexe, avec ses fortifications, ses palais somptueux et ses jardins d’exception, offre une immersion fascinante dans l'histoire du Japon médiéval et pré-moderne. À la croisée de la puissance militaire et de la subtilité artistique, le château de Nijô est une visite incontournable pour quiconque explore la ville de Kyoto.
Le château de Nijô a été construit en 1603 par Tokugawa Ieyasu, le premier shogun de l'ère Edo, comme résidence officielle lorsqu’il visitait Kyoto. Bien que conçu avant tout comme un symbole de puissance et de contrôle sur la cour impériale, le château ne possède pas la monumentalité d’un édifice purement militaire comme le château de Himeji. À la place, il combine l’élégance raffinée de la culture samouraï avec des mesures de défense stratégiques, notamment des douves et deux séries de murailles qui entourent le complexe.
Le palais Ninomaru, cœur du château, est une prouesse architecturale. Il fut conçu pour accueillir les cérémonies officielles et impressionner les visiteurs par sa grandeur. Ce bâtiment est remarquable pour ses portes coulissantes ornées de peintures somptueuses, réalisées par les artistes de l’école Kano, célèbres pour leur style brillant et épuré. Les motifs dorés, représentant des tigres, des pins et des paysages naturels, symbolisent la force et la prospérité.
Le palais est construit presque entièrement en cyprès japonais, un matériau prisé pour sa durabilité et son esthétique. Le fameux parquet rossignol (uguisu-bari), une innovation ingénieuse, émet un grincement mélodieux sous les pas. Ce mécanisme servait à avertir le shogun de la présence d’intrus, une nécessité dans une époque marquée par les complots et les assassinats.
Le palais Honmaru, bien que moins visité que le Ninomaru, mérite également l’attention. Ce second palais, situé dans la fortification intérieure, servait de résidence principale à Kyoto pour les hôtes de marque. Bien que l’intérieur ne soit pas accessible au public, le bâtiment impressionne par son architecture discrète et ses lignes élégantes. Depuis les remparts qui l'entourent, vous pouvez profiter d’une vue panoramique sur les jardins, les fortifications et une partie de Kyoto.
Le jardin du château de Nijô, conçu par le maître paysagiste Kobori Enshû, est une œuvre d’art en soi. Ce jardin, organisé autour d’un grand étang bordé de rochers, de pins et de cerisiers, reflète l’esthétique zen japonaise où chaque élément a été soigneusement positionné pour inspirer le calme et la contemplation. Au printemps, les cerisiers en fleurs ajoutent une touche éphémère de poésie au site, tandis qu’à l’automne, les érables rouges transforment le paysage en une toile flamboyante.
Le château de Nijô n'est pas seulement une prouesse artistique et architecturale, il est aussi un lieu clé de l'histoire du Japon. C’est dans ce château que le quinzième shogun Tokugawa Yoshinobu déclara en 1867 qu'il rendait le pouvoir à l'empereur, mettant ainsi fin à plus de 260 ans de domination shogunale. Cet événement historique marqua le début de l'ère Meiji, période de modernisation rapide et de transformation du Japon.
Dans la chambre Ohirama Ichi no ma, cette scène a été recréée, permettant aux visiteurs de revivre ce moment fondateur de l'histoire japonaise. Les espaces, dépouillés de meubles et ornés uniquement de tatamis et de peintures, témoignent de la sobriété et de l'élégance des shoguns.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Horaires :
Ouvert tous les jours de 8h45 à 17h (dernière entrée à 16h).
Fermé les mardis pendant les périodes suivantes :
Juillet-août
Décembre-janvier
Fermeture annuelle : du 26 décembre au 4 janvier.
Quand partir ?
Le Château de Nijo est accessible toute l'année.
Durée recommandée pour la visite : 1 à 2 heures.
Astuce : L'allée bordée de cerisiers en fleurs (sakura) est particulièrement prisée au printemps.
(Réservation en ligne obligatoire à partir du 2 août 2024)
Adultes : 1 000 ¥ (~6,07 €)
Collégiens et lycéens : 300 ¥ (~1,82 €)
Écoliers : 200 ¥ (~1,21 €)
Enfants de moins de 6 ans : gratuit
(Réservation en ligne obligatoire à partir du 2 août 2024)
Adultes : 1 300 ¥ (~7,90 €)
Collégiens et lycéens : 400 ¥ (~2,43 €)
Écoliers : 300 ¥ (~1,82 €)
Enfants de moins de 6 ans : gratuit
Tarif unique : 100 ¥ (~0,61 €)