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Classée réserve naturelle nationale, les Prés salés sont des marais salants sauvages de presque 500 hectares près du bassin d'Arcachon en Gironde, qui appartiennent aux communes de Lège Cap ferret et d'Arès,. Véritable réserve écologique, cette anse reculée du bassin d'Arcachon, abrite une flore et une faune spécifique de ce type environnement avec la présence principalement d'oiseaux migrateurs (plus de 200 espèces). Composés de rivières, de vasières, de bancs de sable, de lagunes, de marais salants, et de steppes salées, les Prés salés changent en fonction des marées. Les amateurs de nature à l'état sauvage pourront s'y balader par le sentier du littoral des Prés salés est.
Sur la rive nord du bassin d’Arcachon, à la frontière entre les communes d’Arès et de Lège-Cap Ferret, les Prés Salés constituent l’un des plus vastes ensembles de marais salants naturels encore préservés en France, s’étendant sur près de 500 hectares. Classés Réserve naturelle nationale depuis 1983, ils offrent un écosystème d’interface unique entre terre et mer, constamment remodelé par les marées, où cohabitent vasières, lagunes saumâtres, rivières, bancs de sable et steppes salées. Ce territoire à l’aspect changeant selon la lumière et la saison est un paradis pour les naturalistes, les photographes et les marcheurs en quête de paysages ouverts et silencieux.
Ce qui caractérise les Prés Salés, c’est leur grande variabilité morphologique et hydrologique, typique des zones humides littorales atlantiques.
L’ensemble est structuré par un réseau de chenaux, de ruisseaux et de petites lagunes peu profondes, soumis aux cycles de remplissage et de retrait d’eau de mer deux fois par jour
À marée basse, on observe les vasières sombres ponctuées de salicornes, de joncs et d’obiones, tandis que la marée haute donne à voir un paysage de miroir, où ciel et eau se confondent
Le territoire est partagé en deux zones principales : les Prés salés Est (à Lège-Cap Ferret), traversés par le sentier du littoral, et les Prés salés Ouest (à Arès), plus sauvages et moins aménagés
La réserve constitue un site ornithologique d’importance internationale pour les oiseaux migrateurs de la façade atlantique.
Plus de 200 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont des limicoles, hérons, aigrettes, spatules blanches, avocettes élégantes, bécasseaux et chevaliers gambettes
Le site joue un rôle essentiel de halte migratoire, d’hivernage et de reproduction, notamment pour les espèces inféodées aux zones humides saumâtres
Côté flore, on rencontre des plantes halophiles rares, adaptées aux sols salés, telles que la salicorne, la puccinellie, l’obione ou la soude maritime, qui donnent à l’ensemble une teinte ocre-rouge en automne
Des amphibiens, insectes, reptiles et petits mammifères complètent cette mosaïque de vie silencieuse
Le panorama sur les prés inondés depuis le belvédère d’Arès, au niveau de la passerelle en bois
Les vasières au lever du jour, où les oiseaux viennent se nourrir à découvert
Les lagunes saumâtres par temps calme, avec leurs reflets pastels et leurs végétaux immergés
La flore d’automne, quand les plantes halophiles prennent des couleurs cuivrées et pourpres
Les embouchures des petits ruisseaux, riches en biodiversité visible à marée descendante
Parcourir le sentier du littoral des Prés Salés Est, itinéraire balisé et pédagogique de 5 km, ponctué de panneaux explicatifs sur l’écosystème
Observer les oiseaux avec jumelles ou longue-vue, depuis les points d’arrêt aménagés (notamment près de l’entrée de l’espace naturel d’Arès)
Photographier les ciels et les reflets à différentes heures du jour, idéal pour la photo de nature minimaliste
Faire une balade naturaliste guidée avec un animateur de la réserve, proposée en saison (printemps et été)
Prolonger la marche jusqu’à la conche d’Arès ou à la jetée de Lège, en profitant des paysages boisés et dunaires à proximité
S’initier à la reconnaissance des plantes halophiles, aidé de brochures disponibles à l’office de tourisme
L’accès est libre toute l’année, mais la période idéale d’observation va de mars à octobre, selon les cycles migratoires
Chaussures fermées et vêtements longs recommandés en été (présence de moustiques et zones humides)
Préférez une visite à marée descendante ou basse, moment où la faune est la plus visible
Chiens interdits, même tenus en laisse, pour préserver la tranquillité des espèces sensibles
Aucune structure commerciale ou restauration sur place : prévoyez eau, encas, jumelles et protections solaires
En saison, possibilité de visites thématiques avec des guides naturalistes (sur réservation à l’office de tourisme d’Arès ou de Lège)
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025