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L'île aux oiseaux est une petite île de 300 hectares à marée basse (3000 hectares à marée haute) située au centre du bassin d'Arcachon près du Cap ferret en Gironde. Ce lieu est un véritable havre de paix et de tranquillité où la nature est à l'état sauvage. Utilisée à l'époque pour les animaux (vaches puis chevaux), l'île aux oiseaux est devenue un endroit incontournable de la région, qui fait le bonheur des chasseurs, pêcheurs et visiteurs. Entourée de parcs à huitres, l'île est accessible seulement à marée basse, et offre un environnement calme qui laisse rêveur. Sa particularité et son charme se retrouvent dans les cabanes Tcanquées (cabanes en bois sur pilotis), dans les cabanes de chasse (dites "à la tonne") et dans les couleurs extraordinaires du paysage qui varient selon les saisons. L'île aux oiseaux est avant tout une réserve naturelle où l'on peut observer les oiseaux et la nature dans toute sa beauté.
Petite île située au centre du bassin d'Arcachon, l’île aux oiseaux est une rencontre avec la nature verdoyante et authentique. Passant de 300 hectares de superficie à marée basse à 3000 en marée haute, elle attire de plus en plus de touristes qui s’y rendent pour découvrir un site naturel à la beauté, venue d’ailleurs. Comme son nom l’indique, dans l’île aux oiseaux on peut contempler principalement des oiseaux mais ce n’est pas tout. C’est également le rendez-vous incontournable de tous les chasseurs et pêcheurs qui y trouvent leur bonheur. C’est également un environnement calme entouré de parcs à huitres où vous pourrez déguster une chair juteuse et ferme. Rien à dire si ce n’est que l’invitation sur cette île vous emmènera hors du temps qui court.
Au centre du Bassin d’Arcachon, lovée entre les passes, les parcs ostréicoles et les chenaux sinueux, l’île aux Oiseaux se dresse comme un mirage changeant. Accessible uniquement en bateau, au gré des marées et des vents, elle incarne à elle seule l’âme du Bassin : un monde mouvant, fragile, délicatement sauvage, où le silence n’est troublé que par les cris d’oiseaux et le clapotis de l’eau contre les coques. Plus qu’un simple bout de terre, c’est un microcosme naturel, vivant et protégé, qui offre une vision intacte du lien entre l’homme, la mer et la faune.
À l’inverse des îles classiques, l’île aux Oiseaux ne possède pas de contours figés. Sa superficie varie en effet de 300 hectares à marée basse à plus de 3000 hectares à marée haute, engloutissant vasières, prés salés et bancs de sable au fil des heures. Cette caractéristique en fait une île éphémère et insaisissable, dont les limites se déplacent comme les oiseaux migrateurs qui la peuplent.
C’est cette transformation constante qui donne à l’île ses couleurs exceptionnelles : selon les saisons et les heures, les tons oscillent entre verts tendres, ocres humides, gris-bleutés ou bruns mordorés, dans une harmonie que seuls les paysages littoraux savent offrir.
Comme son nom l’indique, l’île aux Oiseaux est avant tout le domaine des oiseaux. Des centaines d’espèces y font halte, nichent, chassent ou se reposent, profitant de la quiétude de ce site protégé, classé en grande partie en zone Natura 2000 et en réserve naturelle.
Parmi les espèces observables, souvent en grand nombre selon les saisons :
Aigrettes garzettes au plumage blanc éclatant
Hérons cendrés et bihoreaux, immobiles au bord des chenaux
Avocettes élégantes, reconnaissables à leur bec incurvé et leur plumage noir et blanc
Sternes caugek, stars des mois de mai à août
Barges, gravelots, courlis et spatules blanches, parmi les nombreuses espèces limicoles
Sans oublier les envols massifs de canards sauvages, de goélands, de cormorans et de passereaux en migration
L’observation ornithologique se fait à distance, à bord d’un bateau ou à travers des jumelles depuis les chenaux environnants, afin de ne pas déranger les espèces les plus sensibles.
Symbole absolu de l’île aux Oiseaux, les deux cabanes tchanquées — du gascon chancas, « monté sur échasses » — ont été érigées au XXe siècle sur pilotis au milieu de l’eau. Leur fonction initiale était de surveiller les parcs ostréicoles, mais elles sont devenues aujourd’hui les silhouettes emblématiques du Bassin, souvent photographiées à contre-jour, baignées de brume ou surgissant à marée haute comme des miradors fantomatiques.
Ces cabanes ne sont pas ouvertes au public, mais leur contemplation, surtout à l’aube ou au crépuscule, constitue l’un des moments les plus poétiques d’un séjour autour du Bassin. D’autres cabanes, plus rustiques, appelées “cabanes à la tonne”, sont utilisées par les chasseurs traditionnels, en lien avec la chasse à la tonne (aux canards), pratiquée depuis le XIXe siècle.
Jusqu’au début du XXe siècle, l’île fut utilisée comme zone de pâturage : on y menait vaches et chevaux pour profiter des herbes salées. Peu à peu, l’ostréiculture s’est imposée dans les eaux l’entourant, créant un paysage maritime quadrillé de parcs à huîtres, encore en activité aujourd’hui.
Ces parcs sont gérés par des ostréiculteurs locaux, que l’on peut rencontrer dans les ports d’Andernos, de Lège-Cap-Ferret ou de Gujan-Mestras, d’où partent aussi des excursions vers l’île. La qualité des eaux du Bassin confère aux huîtres un goût iodé, fin et légèrement sucré, que l’on peut déguster sur place dans les cabanes de dégustation en bord de plage, souvent avec un verre de vin blanc de l’Entre-deux-Mers.
L’île aux Oiseaux n’est pas accessible à pied et ne possède ni ponton officiel ni embarcadère touristique. Elle se découvre :
En bateau privé ou via les pinasses traditionnelles en bois, typiques du Bassin
En canoë-kayak ou paddle, pour une exploration douce à marée basse
À travers des balades guidées naturalistes, organisées par des associations environnementales ou les bateliers locaux
L’accès à pied sur l’île elle-même est très limité, voire déconseillé, notamment en période de nidification, afin de préserver les oiseaux. La meilleure façon de la découvrir reste depuis l’eau, en silence, pour ne rien troubler du spectacle.
Meilleures saisons pour l’observation : printemps (avril à juin) et automne (septembre à novembre) pour la richesse ornithologique
Se munir de jumelles et d’un guide d’identification d’oiseaux
Respect absolu de la réglementation : aucune collecte, aucun déchet, pas d’accès libre à terre
Visites tôt le matin ou en fin de journée pour profiter de la lumière et de la quiétude
Partir depuis les ports de Lège-Cap-Ferret, Andernos ou Arcachon
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Accessible à marée base
Avis de voyageurs sur L'île aux oiseaux, Lege-Cap-Ferret
y a t'il un endroit ou dormir pour une nuit sur l'ile aux oiseaux le soir du 24/12/08?
merci