Les coins les plus glauques de Paris ?

catacombes parisLes catacombes de Paris paraissent mignonettes comparées à certains coins de Paris

Paris ville lumière, Paris ville de romance, Paris ville de l'amour, Paris ville la plus belle du monde  ! Bon tout ça, c'est un peu vu et revu. Paris est magnifique, un peu fantasmée aussi, car il existe également le Paris ennuyeux, sinistre, glauque ou franchement pas fréquentable... alors partons faire un tour sympathique de par les pires lieux que connaisse la ville lumière.

-Les Maréchaux la nuit  : du Bois de Boulogne à la Porte de la Chapelle, prostituées, clients et camés en tout genre se partagent le pavé. A des années lumières du Paris romantique.

-Le 15e arrondissement  : un vaste arrondissement tel un grand trou noir dans Paris, peuplé de trentenaires (trop) tranquilles, absolument rien à y faire sauf si l'on habite le quartier. Et encore.

-La Gare du Nord  : sorte de cours des miracles parisienne, un dédale de couloirs, on ne sait jamais sur quel quai on va atterrir. Bondée la journée, glauque la nuit. Pas de salle des pas perdus, plutôt un hall des pas pressés.

-La station Châtelet-Les Halles  : à toute heure, une sorte d'enfer sous terre, labyrinthe dont seuls les plus aguerris ressortent indemnes. Ambiance coupe-gorge le soir du côté du ''billard''...

-Les avenues du 16e arrondissement  : le soir, c'est grand, long, totalement vide et sans vie. La nuit, les beaux quartiers prennent des allures bien sinistres.

-Saint-Lazare à l'heure de pointe  : des robots défilent à marche forcée dans une lutte implacable pour atteindre le quai du métro en un temps record. Plutôt mourir que de céder le passage, les faibles prendront le prochain train.

-La place du Tertre à Montmartre  : le weekend, comptez une à deux heures de bouchons pour traverser la place embouteillée de piétons. Les restos vendent cher leur douteuse authenticité  : que des pièges à touristes.

-Le noctilien, version N01 et N02  : la boucle de Paris, entassé dans un bus transportant un savant mélange de vieux poivrots, de dingues, de gens éméchés, bourrés, apeurés et/ou collants. Que des rencontres enrichissantes.

-Les Grands Magasins, boulevard Haussmann  : une foule compacte déambule d'un pas nonchalant, se trainant de vitrine en vitrine, avec quelques Parisiens-météorites, dédaigneux, occupés à transpercer les rangs serrés. Shopping à fleur de peau, mieux vaut avoir les nerfs solides.

-Les bidonvilles de La Chapelle  : sous les voies de la ligne 2 du métro aérien, la réalité est plus terre-à-terre. Des bidonvilles en plein Paris, ça existe.

-L'avenue Montaigne  : ici, les boutiques n'affichent pas de prix. Pas la peine. À moins d'être richissime ou d'avoir des pulsions masochistes, cette avenue ultra huppée ne sert absolument à rien.

-Le labyrinthe des Tuileries  : vous savez, ce joli labyrinthe de haies, près de la Pyramide du Louvre, où les touristes curieux font semblant de se perdre... et bien la nuit, la fréquentation est toute autre. Inutile d'entrer dans les détails.

-Les Champs Élysées  : difficile de circuler la journée entre les nuées de touristes et les travailleurs toujours pressés. Alors on revient le soir, et là, l'ambiance se gâte sérieusement passé une certaine heure.

-La Défense  : on y file à toute allure pour arriver à l'heure, puis pour attraper son métro à temps. Entre les deux, pause sandwich, toujours à toute allure bien entendu. Boulot quoi. Le tout l'expression figée.

-Les bars de Pigalle  :  il y a les pubs tapageurs hors de prix pour touristes aux bourses pleines, et puis les bars à ''hôtesses'' pour les vider, avec arnaque exorbitante à la clé. A vous de choisir.