Chantiers navals de La Ciotat, La Ciotat
Par delà le cap Canaille, en contrebas de l'étonnante formation rocheuse du Bec de l'Aigle qui compose l'arrière-plan, La Ciotat profite depuis longtemps déjà de sa position maritime, au coeur de son identité. Dès le Ve siècle avant J.C., un comptoir est fondé par le Grecs, et la cité ne tarde pas à se développer grâce au commerce et à la pêche, et le port gagne en importance. A partir du XVIe siècle, le port se dote d'un chantier naval, en concurrence directe avec Marseille. Vers le milieu du XIXe, les chantiers navals prennent de l'ampleur, et deviennent la grande activité industrielle de la ville, employant plusieurs milliers d'ouvriers. L'activité s'essouffle à partir des années 1970, puis les chantiers cessent leur activité en 1986. La Ciotat se tournera par la suite largement vers l'activité touristique, profitant des nombreux atouts de sa côte découpée de plages de sables et de calanques. Les hautes grues et installations portuaires s'occupent désormais de yachts, se spécialisant dans la haute plaisance. Ce complexe industriel, qui na manque pas d'un certain cachet, tranche avec l'ambiance davantage station balnéaire du reste de La Ciotat.
Les chantiers navals de La Ciotat : une mémoire ouvrière reconvertie dans la haute plaisance
Lorsque l’on observe La Ciotat depuis la mer, ce sont d’abord les hautes grues jaunes dressées vers le ciel, silhouette familière du littoral, qui attirent le regard. Elles ne racontent pas seulement l’histoire d’un port ; elles incarnent toute une mémoire industrielle, ouvrière et maritime. Tandis que la vieille ville et les plages évoquent aujourd’hui une station balnéaire tranquille, le port de La Ciotat reste un lieu d’activité, de bruit, de savoir-faire, en particulier dans la réparation navale de luxe. C’est ici que l’on comprend la double identité de la ville : balnéaire et industrielle, tournée vers le tourisme mais solidement ancrée dans une tradition maritime plusieurs fois millénaire.
Une tradition maritime remontant à l’Antiquité
Bien avant les chantiers, La Ciotat tire profit de sa situation protégée au pied du Bec de l’Aigle, impressionnante masse rocheuse qui ferme l’anse naturelle à l’ouest. Dès le Ve siècle av. J.-C., les Grecs fondent ici un comptoir commercial qui profite des routes maritimes entre Massalia (Marseille) et les cités étrusques. Le port devient un abri stratégique pour la pêche et l’échange.
Durant le Moyen Âge, puis à partir du XVIe siècle, La Ciotat entre dans une nouvelle ère : celle des constructions navales, qui s’intensifient avec l’essor du commerce méditerranéen. C’est dans ce contexte que le port est doté de structures pérennes de construction de navires, destinées tant au commerce qu’à la pêche.
L’âge d’or des chantiers : XIXe – XXe siècles
Mais c’est véritablement au XIXe siècle, dans le sillage de la Révolution industrielle, que les chantiers navals de La Ciotat prennent leur essor. En 1835, les frères Armand et Béguin créent un chantier qui deviendra bientôt un des plus importants du bassin méditerranéen, en rivalité directe avec Marseille. La Ciotat se spécialise dans la construction de navires en fer, puis de vapeur, et devient le fleuron des Chantiers et Ateliers de Provence, une référence dans le monde maritime.
Au plus fort de son activité, dans les années 1950-1960, le site emploie plus de 6 000 ouvriers. Des bateaux de grande envergure y sont construits, dont des cargos, des paquebots, et même des pétroliers. Le chantier est non seulement un lieu de production, mais aussi un pilier social et culturel, avec ses syndicats puissants, ses luttes sociales, son école d’apprentissage, sa culture ouvrière profondément enracinée.
La fermeture, un traumatisme local
La crise de la construction navale européenne dans les années 1970 frappe de plein fouet La Ciotat. Malgré les tentatives de relance et les restructurations, les chantiers cessent définitivement leur activité en 1986, laissant une population endeuillée et une immense friche industrielle en bord de mer.
Ce choc économique est aussi un tournant identitaire : la ville perd son moteur industriel, mais amorce alors un repositionnement vers le tourisme, en valorisant son patrimoine naturel exceptionnel (plages, calanques, falaises du cap Canaille) et son patrimoine culturel, dont l’histoire navale fait désormais partie intégrante.
La renaissance industrielle dans la haute plaisance
Depuis les années 2000, les anciens chantiers connaissent une reconversion ambitieuse, portée par le projet "La Ciotat Shipyards". Le site a conservé ses infrastructures monumentales (notamment le gigantesque portique de 80 mètres de haut, surnommé "le Goliath"), mais change de spécialité : il devient un centre de maintenance et de refit (remise à neuf) de yachts de luxe, certains mesurant plus de 100 mètres.
La Ciotat est aujourd’hui l’un des leaders européens de la réparation de yachts. Des dizaines d’entreprises spécialisées (en mécanique marine, électronique embarquée, sellerie haut de gamme, design intérieur...) y opèrent, dans une logique de pôle d’excellence. Le chantier accueille désormais des navires spectaculaires, propriétés d’armateurs privés ou de grandes fortunes internationales.
Ce redéploiement ne se fait pas dans l’oubli du passé : des expositions, des plaques commémoratives, des archives sont conservées, notamment au Musée Ciotaden, pour raconter l’épopée ouvrière de la ville.
Une silhouette industrielle emblématique face à la mer
Le port industriel de La Ciotat reste visuellement saisissant. Depuis la promenade du bord de mer, ou depuis les hauteurs du cap Canaille, on distingue les grues, les coques géantes, les structures tubulaires. Le contraste est fort avec les terrasses animées du vieux port, ou les criques tranquilles à quelques encablures. Mais c’est ce contraste qui fait l’âme de La Ciotat : une ville à la fois douce et rugueuse, entre vacances et travail, entre azur et acier.
Visiter et découvrir les chantiers aujourd’hui
Bien que les chantiers restent un site industriel actif et non ouvert au public, plusieurs initiatives permettent d’en comprendre l’histoire :
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Le musée Ciotaden (ouvert toute l’année), avec une salle dédiée aux chantiers
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Des visites guidées ponctuelles organisées lors des Journées du Patrimoine
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Le sentier du littoral, qui longe une partie des anciennes cales et offre des vues sur les docks
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Des balades en mer (avec les bateliers du port), qui permettent d’approcher les structures depuis l’eau
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Plan Chantiers navals de La Ciotat
Avis Chantiers navals de La Ciotat
Infos pratiques Chantiers Navals De La Ciotat La Ciotat
- Adresse : , 13600 La Ciotat
- Itineraire vers Chantiers navals de La Ciotat : voir la carte.
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Avis de voyageurs sur Chantiers navals de La Ciotat, La Ciotat
Le chantier de la ciotat se compose en fait de différentes entreprises dont certaines ont une réputation sans faille tandis que d'autre sont des enseignes attrape-gogos. H2X en est une ou la spécialité est la surfacturation n'ayant ni électricien, ni mécanicien ni peintre. Pour la peinture ce sont des polonais qui ne parlent ni français ni anglais, pour l'électricité, c'est une société voisine ou le moinde faux contact vous sera facturé plus de cinq cent euros, etc etc.
Dans ce chantier, il n'y a d'ailleurs pratiquement personne si ce n'est un bateau qui s'est égaré là ne connaissant pas le site et l'autre en procès pour mal-façon.
H2X à la Ciotat,une adresse à éviter