Top 10 des pires noms de rues à Paris

Photo Top 10 des pires noms de rues à Paris © https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rue_de_la_Grande-Truanderie,_Paris_May_4,_2010.jpg Pedro Layant

Pour nommer les rues de Paris, on fait appel à des personnages célèbres ou des grands événements. Mais sur les 6000 voies publiques que compte la capitale, toutes ne peuvent pas avoir un nom sans défaut et certaines portent des titres plutôt étranges... Voici un inventaire des pires noms de rues de la ville, de légèrement bizarre à carrément ridicule.

 

Rue de la Grande Truanderie et Rue de la Petite Truanderie (Paris 1er, M° Étienne Marcel)

Si vous pensiez déjà que Paris est une ville peu sûre, ces deux noms de rues ne vous tranquilliseront guère : la capitale dédie carrément des rues au vandalisme, de la « grande » à la « petite » truanderie ! L'ironie, c'est que ces ruelles, très mal famées au XIIe siècle, touchent maintenant à la rue Montorgueil et au quartier Rambuteau, plutôt huppés.

 

Rue Vide-Gousset (Paris 2e, M° Sentier)

Encore un nom qui témoigne du passé mouvementé de Paris : au XVIIe siècle, ce passage était un repaire de voleurs qui s'alliaient pour dérober les richesses des honnêtes gens. Heureusement, cette ruelle ne fait que 30 mètres de long, on ne frissonne pas longtemps quand on la traverse.

 

Rue des Mauvais-Garçons (Paris 4e, M° Hôtel de Ville)

Décidément, Paris voue un culte aux hooligans ! Les brigands et les mercenaires, regroupés en bandes nommées « mauvais-garçons », rôdaient dans ce quartier aux XVIe et XVIIe siècles pour y dépouiller et assassiner les passants avant que le préfet de Paris, Gabriel de la Reynie, ne prenne en main la défense de la capitale.

 

Rue du Petit Musc (Paris 4e, M° Sully-Morland)

Rien de ridicule à première vue... mais savez-vous d'où vient ce nom ? En effet, il ne provient pas du terme scientifique « musc », une substance sécrétée par les glandes sexuelles des chèvres mais il s'agit en réalité d'une déformation linguistique de l'expression « Pute y musse » : les prostituées avaient coutume de s'y promener pour chercher des clients.

 

Rue du Pélican (Paris 1er, M° Louvre-Rivoli)

Là non plus, on ne voit rien de ridicule dans ce nom (encore qu'on ne croise pas beaucoup de pélicans dans la capitale !) car la plaisanterie prend place dans l'origine du nom : au XIVe siècle, alors qu'elle était peuplée par les prostituées, la rue prit le surnom de « Poil au Con » !

 

Rue du Chat-qui-Pêche (Paris 5e, M° Saint-Michel)

On voit mal comment un chat pourrait pêcher dans cette rue, qui est la plus étroite de Paris : située entre le quai Saint-Michel et la rue de la Huchette, elle mesure 1,80 de large pour 29 m de long. Ni comment un chat pourrait pêcher tout court, d'ailleurs...

 

Rue Brisemiche (Paris 4e, M° Rambuteau)

Si « brise-miche » a pris aujourd’hui un sens bien différent, le terme avait au XVIe siècle une connotation religieuse : les « miches » étaient alors des pains distribués aux chanoines du cloître Saint-Merri situé dans les environs.

 

Rue des Deux Boules (Paris 1er, M° Châtelet)

La Rue des Deux Boules porte ce nom depuis 1546, probablement d'après une enseigne sise dans le passage. Peut-être s'agissait-il d'un vendeur de glaces ? Quoi qu'il en soit, ce nom est l'objet de nombreuses plaisanteries depuis plus de quatre siècles !

 

Rue des Boulets (Paris 11e, M° Rue des Boulets)

C'est aussi le nom d'une station de métro sur la ligne 9 et la source d'inépuisables blagues. En réalité, elle tire son nom des guerres de religion du XVIe siècle pendant lesquelles on tirait des boulets de canon. C'est beaucoup moins drôle, tout d'un coup...

 

Rue Lassus (Paris 19e, M° Jourdain)

Elle se situe, ça ne s'invente pas, à l'angle de la Rue Fessart. Jeux de mots graveleux en perspective si vous devez vous rendre dans le coin.