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Approchez-vous maintenant de la tribune présente au fond de la chapelle, c’est le chœur de la chapelle. C'est dans la partie supérieure de la tribune qu'étaient exposées les reliques les plus prestigieuses et précieuses qui soient : à savoir la couronne d’épines du Christ et un fragment de la Vraie Croix. Ainsi, en plus d’exercer une fonction Palatine, la Sainte Chapelle était avant tout le reliquaire monumental construite pour abriter la couronne d’épines du Christ. Profitons-en pour retracer son histoire mouvementée. C'est au 4e siècle que sainte Hélène, la mère de Constantin, le premier empereur chrétien, se rendit à Jérusalem pour y découvrir les reliques de la passion du christ. Rapportées à Constantinople, elles furent alors exposées dans les églises de la ville à la vénération des fidèles. Quelques siècles plus tard, à l'appel du Pape, se mit en place dans l'occident chrétien une armée fédérant de nombreux de Croisés qui, en 1099, réussit à s'emparer de Jérusalem. Une victoire fut de courte durée puisque les soldats de Saladin mirent en échec les Chrétiens. De nouvelles croisades furent alors levées, mais l'idéal religieux des débuts laissa la place à des intérêts manifestement plus matériels. Ainsi, en 1204, la quatrième croisade fut détournée vers Constantinople. Et la ville, après avoir été pillée, tomba aux mains de souverains d'origine occidentale. En 1237, Baudouin II de Courtenay, à court d’argent, mit en gage à Venise les reliques de la passion du Christ apportées par Ste Hélène. Il se rendit alors en France pour proposer à saint Louis de les acheter. Les tractations durèrent deux ans avant que le roi de France ne puisse acquérir la plus prestigieuse d'entre elle, la couronne d'épines, pour l'énorme somme pour l’époque de 135 000 livres. Deux dominicains la transportèrent de Venise à la ville de Villeneuve l'Archevêque, où Saint Louis et son frère allèrent la chercher pour la ramener en grande pompe à Paris. Que l’on s’imagine la liesse et la ferveur populaire qui entourèrent cette procession. La couronne fut alors déposée en la chapelle saint Nicolas près du palais royal à Paris. Deux ans plus tard, en 1241, de nouvelles reliques de la Passion, et notamment un fragment de la vraie croix furent à leur tour achetées puis transférées à Paris. C'est sans doute à ce moment que s’élabora le projet de donner à ces témoignages matériels des souffrances du Christ, un cadre plus digne d’eux que la relativement modeste chapelle saint Nicolas. Une bulle pontificale du 24 mai 1244 prouve qu'à cette date les travaux de la nouvelle chapelle avaient déjà débuté. Malheureusement, aucun document ne nous fournit l'identité de son architecte. Le nom de Pierre de Montreuil a souvent été avancé, mais sans preuve décisive. En 1246, saint Louis créa un collège spécial de chanoines pour la garde des reliques. Enfin, après cinq ou six ans de travaux assidus, eut lieu en avril 1248 la consécration solennelle de l'édifice de la Sainte Chapelle en présence du légat du pape. De documents dignes de foi, il ressort que le coût de la construction s'éleva à environ 40 000 livres et que pas moins de 100 000 livres furent dépensés pour la seule châsse qui contenait les reliques. Cette grande châsse, très richement ornée de pierreries, fut malheureusement détruite à la révolution. Les reliques n'en étaient retirées et présentées aux fidèles qu'une fois par an chaque Vendredi saint. Les hôtes de marque avaient accès directement au reliquaire grâce aux petits escaliers latéraux à vis. Seul le roi, qui d'ailleurs possédait les clefs de la châsse, pouvait offrir des fragments des reliques: Charles V offrit ainsi à son beau-frère l'empereur Charles IV de Bohème une épine prélevée sur la couronne du Christ. Mais qu’est-elle devenue? Et bien, les seuls fragments de la couronne d’épines du Christ, épargnés par la Révolution française, sont conservés actuellement à Notre Dame de Paris. Ce lieu se trouve dans le guide Paris .
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
La Couronne d'épines est un objet de vénération chrétienne, associé au couronnement de Jésus avant sa crucifixion. Cette couronne a été tressée avec des branches d'épine, qui auraient été placées sur la tête de Jésus pour le tourmenter et le ridiculiser. Aujourd'hui, plusieurs sites revendiquent avoir en leur possession la véritable couronne d'épines, mais aucune de ces affirmations n'a pu être prouvée de manière concluante. La Couronne d'épines est souvent représentée dans l'art chrétien, en particulier dans la peinture et la sculpture médiévales et renaissantes. Elle est également associée à plusieurs sites religieux importants, notamment la Sainte-Chapelle à Paris et la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui possèdent chacune une relique de la couronne. Le trésor de la cathédrale de Tournai en Belgique possède également une couronne d'épines qui aurait été offerte par saint Louis en 1239. La Couronne d'épines est un symbole de la souffrance et du sacrifice de Jésus dans la théologie chrétienne. Elle est également vénérée comme une relique importante pour de nombreux catholiques, qui croient qu'elle peut guérir les maladies et les afflictions spirituelles. La Couronne d'épines est ainsi considérée comme l'un des objets les plus sacrés du christianisme, témoignant de la crucifixion et de la résurrection du Christ.
2 questions de voyageurs sur La couronne d’épines du Christ, Paris
quel végétal a servi pour confectionner la couronne d'épine?
Maryse
comment esce je pus voir couronne d'épines?
Semen