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Le musée Henner présente 520 toiles et 1000 dessins de ce peintre alsacien. l est situé dans l'ancien hôtel particulier du peintre Guillaume Dubufe, racheté et transformé par Madame Jules Henner, la nièce du peintre, selon les voeux de ce dernier. La collection met l'accent sur ses talents de portraitiste dans une atmosphère familiale recréée grâce à l'exposition des anciens meubles de l'appartement de l'artiste. A voir Les collections de l'artiste Henner L'hôtel Dubufe A faire Visiter le musée A proximité Le musée Nissim de Camondo Le musée Cernuschi Le Parc Monceau
Le musée Henner est situé dans un immeuble haussmannien du XVIIe arrondissement de Paris qui accueillait auparavant l'atelier de l'artiste mondain Dubufe. Au milieu du mobilier familial et des tentures qui habillaient son ancien atelier de la place Pigalle, vous pourrez découvrir l'œuvre de ce peintre alsacien, paysages, portraits et autres natures mortes, qui retranscrit, entre autre au travers de ses célèbres nus, la joie de vivre des décennies précédant 1870. Les riches collections de dessins, d'études ainsi que de journaux et de carnets de notes de l'artiste permettent d'apercevoir le travail de création dans toutes ses étapes.
Jean-Jacques Henner est un peintre alsacien de la deuxième moitié du XIXème siècle (pour la majeure partie de son œuvre), et qui est resté volontairement à l’écart des courants artistiques de son époque. Il est particulièrement connu pour ses portraits et pour ses nus féminins, plutôt osés pour l’époque. Le musée qui lui est consacré se situe dans le XVIIème arrondissement de Paris et rassemble une collection de 520 peintures et 1000 dessins. Certains meubles qui se trouvaient dans l’appartement de Henner ont été déplacés dans cet hôtel particulier, l’Hôtel Guillaume Dubufe, le peintre ancien propriétaire des lieux. Henner est enterré au Cimetière Montmartre.
Dans un coin calme du 17e arrondissement, à quelques pas du parc Monceau, le musée Jean-Jacques Henner offre l’une des expériences artistiques les plus singulières et confidentielles de Paris. Installé dans un ancien hôtel particulier à l’élégance discrète, ce musée restitue l’univers esthétique, intime et intellectuel d’un peintre hors normes, Jean-Jacques Henner (1829–1905), qui sut cultiver une voie personnelle entre académisme et sensualité, à rebours des avant-gardes de son temps. Ce lieu n’est pas simplement un espace d’exposition : c’est un monde clos et raffiné, où peinture, mobilier et lumière dialoguent avec une rare cohérence.
Le musée prend place dans l’ancien hôtel particulier de Guillaume Dubufe, peintre mondain et décorateur du Second Empire, dont les salons élégants servaient aussi d’atelier. En 1921, la nièce de Henner, Madame Jules Henner, rachète les lieux pour y installer le musée voulu par l’artiste lui-même, resté longtemps en projet après sa mort.
La demeure est aménagée pour recréer l’atmosphère d’un intérieur d’artiste du XIXe siècle, avec le mobilier original de Henner, ses objets personnels, ses tapisseries et ses tentures provenant de son appartement de la place Pigalle. Ce parti-pris donne au musée un caractère habité, où chaque salle évoque à la fois le quotidien du peintre et le cadre dans lequel son œuvre a pris forme. L’escalier en bois, les murs tendus de velours grenat, la lumière tamisée et la disposition des œuvres créent une immersion sensible, très éloignée de la froideur des galeries classiques.
La collection est impressionnante par sa densité : plus de 520 peintures et 1000 dessins, croquis, études, esquisses et carnets de notes permettent de suivre le cheminement de l’artiste, du premier jet à l’œuvre aboutie. Jean-Jacques Henner, formé à l’École des Beaux-Arts de Paris et lauréat du Prix de Rome en 1858, est un peintre à la technique classique, mais au traitement du sujet profondément original.
Son style, reconnaissable entre tous, repose sur des jeux subtils de clairs-obscurs, des fonds vaporeux, une palette souvent réduite à quelques tons bruns, bleutés, rouges profonds, et surtout une approche quasi mystique du corps humain.
Les portraits, souvent austères mais toujours vivants, dominés par des figures féminines à la chevelure rousse, caractéristiques de son art.
Les nus, pour lesquels il est particulièrement connu : corps diaphanes, suspendus dans des paysages indéfinis, où la sensualité s’allie à une forme de mélancolie.
Les figures bibliques ou mythologiques, comme Suzanne au bain ou Saint Sébastien, où l’intensité dramatique est toujours filtrée par une lumière douce et enveloppante.
Les paysages alsaciens, nombreux dans ses carnets, souvent réalisés en lavis ou au fusain, témoignent de son attachement à ses origines.
Henner reste volontairement en marge des grands mouvements de son siècle : il ignore l’Impressionnisme, reste peu influencé par le Symbolisme, mais développe en parallèle un langage pictural très personnel, nourri par l’Italie, la peinture religieuse, l’étude des maîtres anciens et une forme de spiritualité diffuse. Ce choix d’indépendance confère à son œuvre une intemporalité troublante. Son art touche autant les amateurs de peinture classique que ceux sensibles aux atmosphères rêveuses ou oniriques.
Le musée met particulièrement bien en valeur les processus de création : de nombreuses vitrines présentent des études préparatoires, des journaux, des correspondances, des notes techniques. Cela permet de comprendre la rigueur de l’artiste, son rapport au modèle, ses hésitations, ses audaces aussi — en particulier dans le traitement de la chair, très libre pour l’époque.
Le bâtiment lui-même mérite attention. Avec ses pièces en enfilade, ses perspectives sur la cour-jardin intérieure, ses jeux de miroirs et ses plafonds peints, il invite à une déambulation lente, silencieuse, propice à une véritable rencontre avec les œuvres. Des expositions temporaires y sont régulièrement organisées, souvent en lien avec l’histoire du portrait, le nu féminin ou les peintres oubliés de la IIIe République.
Observer la lumière naturelle qui traverse les rideaux de soie et change la perception des tableaux selon l’heure
Consulter les carnets de croquis de l’artiste, exposés sous vitrine : une mine d’informations sur sa méthode
S’asseoir dans l’ancien salon, restauré comme à la fin du XIXe siècle, pour ressentir l’atmosphère d’un atelier bourgeois
Participer à une visite guidée ou à un atelier de dessin (souvent organisés en petit comité)
Le musée Nissim de Camondo, somptueuse demeure-musée de collectionneur, à quelques minutes à pied
Le musée Cernuschi, spécialisé dans l’art asiatique, installé dans un hôtel particulier voisin
Le parc Monceau, idéal pour prolonger la visite dans un cadre romantique et verdoyant
Le musée Henner est un lieu à part, délicat, sensible, parfaitement préservé, qui permet de redécouvrir un artiste majeur encore trop méconnu. Il offre au visiteur une plongée dans une œuvre cohérente, profondément humaine, où le corps, la lumière et le silence dialoguent dans une harmonie rare. Une halte précieuse, loin du tumulte, pour les amoureux de peinture et d’atmosphères suspendues.
Ce lieu se trouve dans le guide Paris .Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025
Tous les jours: 10h00-12h30, 14h00-17h00
4 à 8 euros