Le Musée Carnavalet, Paris
visite, tarifs, horaires, où loger?


Paris: top lieux Hôtels Paris Vols Paris
Avis voyageurs
Avis rédaction 0/4

Que voir et faire Le Musée Carnavalet?

Rendons nous maintenant à l’angle nord-ouest, près du restaurant La Bourgogne, c'est-à-dire à l’opposé du musée Victor Hugo en traçant une diagonale. C’est le début de la rue des Francs Bourgeois. Nous sommes maintenant sur la rue des Francs-Bourgeois, près du restaurant la Bourgogne. Suivons-la en nous éloignant de la place. Traversons la rue de Turenne et continuons rue des Francs-Bourgeois jusqu’à la rue de Sévigné. Maintenant, regardons à gauche, dans la perspective de la rue de Sévigné, et arrêtons-nous au n°23, devant l’entrée du musée Carnavalet, le musée de l’histoire de Paris, qui occupe l’hôtel Carnavalet. Remarquez la maçonnerie sophistiquée du rez-de-chaussée, autour du portail, où la pierre est animée par une multitude de petites perforations : cette partie date du 16e siècle alors que le 1er étage et le grand toit datent du 17e. Regardez aussi les sculptures, de premier ordre, placées au dessus de l’entrée, et autour : des trophées, des lions, deux petits amours, et enfin sur la clef de la grande arcade, l’allégorie, longue et mince de l’abondance. Elle était posée à l’origine sur un globe, changé plus tard en masque, de carnaval bien sûr, quand l’hôtel est passé à la famille bretonne des Kernevenoch, ou Kernevenoy, rebaptisés Carnavalet par les parisiens. Mais d'aucuns disent que le nom de Carnavalet a une autre origine. Mme de Kernevenoy, veuve lorsqu’elle acheta l’hôtel, passe pour avoir été galante, plus fidèle à ses chevaux qu’à la mémoire de son mari. Du reste, elle fût membre du fameux «escadron volant de la Reine Margot», servant autant les amours de celle-ci, que les siennes. Il paraîtrait que certaines mauvaises langues la surnommaient « Carne à valet » liant ainsi son nom breton à ses débauches. Maintenant, entrons dans la cour. L’hôtel, qui est sans doute le plus bel hôtel Renaissance de Paris, a été construit vers 1550 et probablement par Pierre Lescot. Retenons son nom, car il a aussi été l’auteur de l’aile François Ier du Louvre. En outre, c’est le célèbre Jean Goujon qui a réalisé les sculptures : voyez, au fond de la cour, sur le logis, les bas-reliefs qui représentent les 4 saisons. Leurs drapés « mouillés » ressemblent beaucoup à ceux de la fontaine des Innocents, autre œuvre de Goujon que vous pouvez trouver aux Halles, et dont les sculptures originales sont au Louvre. Ce genre de drapé, moulant au point qu’on a l’impression d’une étoffe humide, révèle les formes du corps et est en cela représentatif de l’esthétique de la Renaissance. C’est une époque où les artistes étudient l’anatomie, et peignent, ou sculptent, à nouveau le corps nu, comme dans l’antiquité. C’est aussi, sur un bas relief, un exercice de virtuosité, d’une grande difficulté technique, comme on peut l’imaginer. Il y a aussi de belles réussites dans l’expression des visages, ou du corps entier : voyez l’hiver, emmitouflé et grelottant, l’automne, reconnaissable à ses grappes de raisin, avec son air farouche, presque coléreux. Quant à l’architecture de la Renaissance , rappelons qu’elle se répand en France au début du 16e siècle, à la suite des guerres d’Italie. Mais d’abord, elle prend la forme surtout d’un décor,à base de pilastres sculptés, de médaillons, de colonnettes qui sont plaqués sur des structures encore médiévales. Ce style orné de la première Renaissance est celui des châteaux de la Loire, et il est assez rare à Paris. A l’époque d’Henri 2, Pierre Lescot ou Philibert de l’Orme, appartiennent plutôt à la deuxième phase, la phase classique, où il s’agit, non plus de décorer, mais de construire, dans un style plus sobre, et où l’exigence de symétrie s’impose, comme nous le voyons ici . Mais justement, revenons à notre cour : au 17e siècle, François Mansart, « Le Grand » créateur du classicisme français, a surélevé les ailes latérales et le bâtiment d’entrée. Les bas-reliefs des ailes (les 4 éléments et les 4 vents) ont donc été réalisés à cette occasion. Une quinzaine d’années après, Madame de Sévigné loue l’hôtel. Ce sera sa dernière adresse parisienne, de 1677 à 1696 : et elle mourra cette année-là au château de Grignan. Les années qu’elle n’a pas passées ici se sont de toute façon déroulées dans le Marais, où la chère marquise est née, et a toujours vécu. C’est donc bien du Marais que sont parties la plupart de ses fameuses lettres – celle par exemple annonçant , (en retardant indéfiniment l’annonce) le mariage impensable de Lauzun, gentilhomme de petite noblesse gasconne, avec la Grande Mademoiselle, cousine germaine du roi : « … la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare… », etc. Au milieu de la cour se trouve une remarquable statue de bronze de Louis 14, par Antoine Coysevox, l’un des plus grands sculpteurs français du 17e siècle. C’est la seule statue royale en bronze de Paris a avoir échappé à la fonte pendant la Révolution : elle se trouvait dans l’Hôtel de Ville et non sur une place royale, ce qui l’a sauvée. Coysevox est le sculpteur du « compromis » entre le goût baroque du mouvement, et celui, classique, de la stabilité. Cette statue nous en donne une bonne démonstration. Voyez comme le roi se tient debout et immobile. Le vent ne décoiffe pas sa perruque et ne gonfle pas les plis de son manteau, comme il l’aurait fait dans une sculpture du Bernin. Mais le déhanchement introduit discrètement le mouvement dans l’immobilité. La tenue est à demi antique (la cuirasse), à demi « moderne » (la perruque), ce qui était de règle à l’époque , et le geste de la main droite montre un roi magnanime, qui pardonne à ses sujets parisiens de s’être un peu révoltés contre lui pendant la fronde. C’est à dire environ 35 ans auparavant ! Louis était non seulement un monstre d’orgueil, mais aussi un personnage très rancunier. En devenant, au 19e siècle, le musée de l’histoire de la ville de Paris, l’hôtel Carnavalet a reçu, non seulement cette statue, mais aussi des ensembles de boiseries provenant d’hôtels particuliers démolis lors des travaux d’Haussmann. Vous pouvez le visiter à la fois pour découvrir l’histoire de la capitale, depuis le néolithique jusqu’au 20e siècle, et comme une sorte d’annexe du musée des Arts-Décoratifs, pour ses ensembles magnifiques de boiseries reconstituées. Nous vous recommandons sa visite. Mentionnons quelques points forts : pour le 17e siècle, les lambris peints de l’hôtel Colbert de Villacerf; pour le 18e : le salon du graveur Demarteau, aux murs peints par Fragonard et Boucher. Mais on peut citer encore le magasin de la rue Royale du joaillier Fouquet : chef-d’œuvre Art-Nouveau de Mucha , et l’ébouriffant décor baroque-Art-Déco du salon de l’hôtel de Wendel par José Maria Sert, et puis les chambres d’écrivain reconstituées : celles de Marcel Proust et d’Anna de Noailles.

Ce lieu se trouve dans le guide de voyage Paris

Infos pratiques visite Le Musée Carnavalet

Commentez / posez question sur Le Musée Carnavalet

0 avis

0 questions de voyageurs sur Le Musée Carnavalet, Paris


Remonter en haut

Que faire et visiter dans les environs de Le Musée Carnavalet


  • Musée Carnavalet

    Musée de l'Histoire de Paris, le musée Carnavalet se répartit entre deux beaux bâtiments, l'hôtel Carnavalet et l'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, reliés par une galerie. Le musée se veut une présentation chronologique de l'histoire de la...

    Quartier du Marais - Histoire de Paris - Musée & Culture à Paris

  • La rue des Francs-Bourgeois

    Quittons maintenant Carnavalet et regagnons la rue des Francs bourgeois. Pour cela, ressortons de la cour et prenons 2 fois à droite. Avançons encore un peu rue des Francs-Bourgeois, jusqu’à la grille qui nous permet de voir le jardin de l’hô...

  • L’hôtel de Lamoignon

    De l’autre côté au n°48, nous voyons l’ancien marché des Blancs-Manteau qui date de 1819 et est désormais une salle d’exposition. Dirigeons vous vers lui. Passons maintenant à l’arrière du marché en empruntant la rue des blancs mantea...

  • La rue Payenne

    Bien, après ce lieu quelque peu insolite, nous voici à nouveau sur la rue Payenne : avançons un peu, du côté des numéros pairs s’ouvre un square. C’est le square Georges Cain, meublé de quelques vestiges du palais des Tuileries et de l’a...

  • Hôtel de Marle (centre culturel suédois)

    Siège du Centre Culturel Suédois, ce bel hôtel de la Renaissance a été transformé au XVIIème, puis au XVIIIème siècle. Nous vous invitons à admirer le très beau plafond à la française de la salle de l'Institut Tessin, utilisée pour les ...

Meilleurs vols vers Paris


Les meilleurs hôtels proches de Le Musée Carnavalet

à 4 km
Image

L’Hôtel Vernet 4 étoiles est situé dans le 8 ème Arrondissement de Paris près de l’avenue Champs ...

Dès 251,90EUR

Hotel Vernet à 4 km

à 205 m
Image
Le meilleur tarif est de moins de 100 euros pour les premiers prix. D'ordinaire, le prix est accessible.Quels sont les sites populaires dans les e ...
Dès 79,00EUR
à 217 m
Image
Très près: Saint-Paul-Saint-Louis, Marche Sainte Catherine, Le Bistrot de la Place. Pour manger dans le coin: Ambroisie (qq minutes), Le Rouge Gor ...
Dès 0,00EUR
à 227 m
Image
Au 2, rue Malher, à Paris, vous découvrirez l'hôtel Hôtel Emile. Hôtel Emile possède un bar. Réception ouverte 24H/24H. L'hôtel semble plutôt bie ...
Dès 135,00EUR

Hôtel Emile à 227 m

à 230 m
Image
Au 9 rue d'Ormesson, à Paris, vous dénicherez l'hôtel Pratic. Il se trouve dans une rue plutot animée. La réception est la plupart du temps ouver ...
Dès 93,00EUR

Pratic à 230 m

à 252 m
Image
L'hotel a un tarif pas accessible à toutes les bourses. Il se trouve à l'adresse 3 rue Caron à Paris. Vous paierez pour y loger un prix de plus d' ...
Dès 184,33EUR

Hotel Caron à 252 m