Le tourisme responsable, la nouvelle façon de voyager

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Écolo, éthique, durable... autant de termes qui s'imposent depuis quelques années. Les séjours « responsables » occupent désormais une place de choix dans l'industrie du voyage. Au Salon mondial du Tourisme qui se tient à Paris en mars 2013, le voyage responsable est même mis à l'honneur dans un espace dédié. Retour sur une tendance incontournable du secteur touristique.

Un créneau porteur

Parc des expositions de la Porte de Versailles. Près de trente exposants présentent leur offre touristique « responsable » au grand public. Ferme écologique, activités nature ou volontariat en Casamance : les possibilités sont vastes !

Présent depuis 2011 sur le Salon, le pôle Tourisme Responsable répond à une demande de plus en fréquente de la part du public. Alors que l'écologie et le développement durable sont au cœur des préoccupations, les voyageurs souhaitent aujourd'hui découvrir un tourisme alternatif, respectueux de l'environnement et des populations, aux antipodes du tourisme de masse.

“le tourisme responsable, de multiples déclinaisons”

Ce sont donc tous les secteurs du tourisme qui s'emparent de ce créneau de marché. Hébergements, activités ou package tout compris : le tourisme responsable et solidaire connaît de multiples déclinaisons. Les agences de voyages responsables se développent (Human Trip ou encore le portail Voyageons-autrement.com), les restaurants revendiquent leur cuisine locale et bio, les hébergements écologiques poussent comme des champignons (bios !) sur tout le territoire français. Ultime poussée du « responsable » sur le secteur ulta-marketé de l'industrie touristique : le voyage écolo se vend désormais en coffret cadeau, du type Smartbox. Naturabox propose des séjours écologiques thématiques (chic, marin, insolite...) à des prix pas si éloignés de ceux pratiqués par les Smart et autres Wonderbox (de 56 € à 189 €).

Des offres variées pour un public hétérogène

Des secteurs d'activités diversifiés, donc, et des degrés d'engagement différents. Un séjour dans un gîte « durable » comme le Clos du Fay est tout à fait envisageable pour les « écolos du dimanche » qui veulent un tourisme éthique mais sans désagrément personnel pour leur propre voyage. De même, les hôtels Best Western se sont désormais dotés de l'éco-label européen en adoptant une conduite plus éco-responsable (produits d'entretien non toxique, restauration bio et locale – autant que possible...) sans que cela ait un impact sur l'accueil des clients, qui peuvent donc concilier désir de luxe et attentes environnementales.

En revanche, un week-end à Laval chez Echologia suppose déjà un investissement supplémentaire : toilettes sèches et douches solaires en perspective... Encore plus militant, on trouve les voyages humanitaires de l'association Initiative Kamoya : un volontariat pendant lequel les touristes bénévoles aident à la construction d'un projet dans la région de Casamance.

“la prise de conscience écologique s'est faite collectivement”

La diversité des offres du tourisme responsable permet de conquérir un public large et hétérogène. Pour les hébergements durables en France, la cible est plutôt urbaine et familial, tandis que pour les projets plus lourds comme le volontariat déjà cité, il s'agit plutôt d'anciens routards, qui veulent à présent donner de leur temps en vacances. La prise de conscience écologique s'est faite collectivement : il est donc normal que tous les types de public s'intéressent aux enjeux du tourisme durable.